8 astuces pour aider son chat à vaincre le sentiment d'hyperattachement

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Un chat envahissant qui recherche constamment le contact physique et visuel avec son humain, et qui miaule sans cesse pour attirer son attention… Ce sont là quelques-unes des manifestations de l’hyperattachement. Quelles solutions à ce problème ?

Les chats sont, certes, réputés indépendants et autonomes, mais il n’en demeure pas moins que certains d’entre eux peuvent devenir excessivement attachés à leurs maîtres. Il s’agit souvent de félins séparés trop tôt de leur mère, insuffisamment socialisés ou ayant subi des traumatismes. Il est possible de remédier à ce trouble du comportement en adoptant les bonnes pratiques, afin d’établir une relation saine et propice au bien-être de l’animal.

Voici quelques conseils et astuces permettant d’aider son chat à vaincre le sentiment d’hyperattachement.

1. Ne pas couver le chaton à outrance

Combattre l’hyperattachement chez le chat, cela se fait d’abord en prévention. Autrement dit, on commence à adopter les bons réflexes très tôt, lorsque le chat est encore un chaton. Cela passe tout d’abord par l’alimentation, notamment si on a recueilli un petit félin orphelin et qu’on le nourrit au biberon. Le mieux à faire, dans ce cas, c’est de ne pas tarder à passer à une alimentation solide, et ce, dès que le jeune animal est prêt. Soit vers 3 à 4 semaines. Cela l’aidera à devenir plus indépendant.

Avec le chaton, il convient également d’éviter de répondre à toutes ses sollicitations lorsqu’il souhaite des câlins. Il ne s’agit pas de l’en priver, ce qui ne ferait, au contraire, qu’aggraver le problème, mais de mettre en place des limites.

2. Lui assurer une bonne socialisation

Autre mesure préventive et indispensable pour tout animal de compagnie, l’attention portée à la socialisation. Ce processus est extrêmement important pour la construction de la personnalité du chat et pour son équilibre psychologique. Socialiser son chat, c’est lui donner de nombreuses occasions de rencontrer et d’interagir avec un maximum de congénères, d’autres animaux et d’humains. Le mieux est de l’habituer à échanger avec des individus d’âges divers, y compris les enfants.

Un chat qui n’a pas été correctement socialisé risque, en effet, de développer divers types de problèmes comportementaux dont l’hyperattachement.

3. L’habituer aux absences

L’omniprésence du maître n’est pas de nature à aider le chat à devenir autonome. Il est donc recommandé d’habituer progressivement le chaton ou le félin plus âgé aux absences, afin que celles-ci ne soient pas mal vécues par lui.

Concrètement, il s’agit de s’absenter, au début, durant de courtes périodes, tout en laissant à l’animal de quoi s’occuper (jouets et autres). Les durées de séparation seront ensuite peu à peu rallongées. L’aspect graduel et doux de cet apprentissage est crucial quant à sa réussite.

4. Banaliser les départs…

Parce qu’on a parfois tendance à transposer ses sentiments et habitudes sur les animaux de compagnie, on risque d’installer de mauvaises habitudes avec eux, comme le fait de « ritualiser » ces moments où on quitte la maison.

On se met ainsi à noyer son chat sous les caresses et à lui parler comme à un bébé, avant de sortir. C’est le meilleur moyen d’accentuer sa détresse une fois qu’il se retrouvera seul, parce que, dans son esprit, on renforce l’idée que la séparation est source d’angoisse pour lui.

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Ce qu’il faut faire, donc, c’est de désacraliser les départs, de quitter son domicile de la manière la plus banale et sans en faire trop avec son chat. L’idée est de lui faire comprendre que la séparation n’a rien de dramatique, ni d’exceptionnel. L’ignorer en partant, même si cela peut paraître difficile, est une pratique indispensable pour l’aider à se défaire de son hyperattachement.

5. … Et les arrivées

Tout comme le départ, le retour à la maison ne doit pas non plus être synonyme d’effusions de joie et de moments de grande émotion. Le chat sera, bien évidemment, content de retrouver son maître, mais celui-ci doit apprendre à ne pas répondre d’emblée à ses invitations aux câlins.

En pratique, donc, on rentre chez soi, on prend le temps de se changer et de se poser, puis on peut s’occuper de lui tout en restant raisonnable dans les manifestations d’affection.

6. Lui fournir un environnement enrichi

Tout chat a besoin d’évoluer dans un environnement riche, propice à son épanouissement. Autrement dit, un milieu de vie où il est non seulement en sécurité et dispose de toutes les ressources dont il a besoin, mais où il trouve aussi de quoi occuper son esprit et stimuler ses aptitudes physiques. Satisfaire ce besoin est d’autant plus important avec un chat sujet à l’hyperattachement.

Y remédier passe donc aussi par l’aménagement de son territoire, en lui fournissant des espaces attitrés : un lieu de repos (panier), des endroits en hauteur où il peut se réfugier et observer ce qui se passe autour de lui, une litière adaptée, des jeux variés, ainsi qu’un lieu consacré aux repas (gamelles de nourriture ou distributeur, et écuelle d’eau ou fontaine). Le chat doit pouvoir accéder librement à tous ces secteurs, et n’avoir aucune crainte leur concernant, surtout s’il vit avec des congénères. Avoir peur pour ces ressources, le chat sachant pertinemment que c’est son maître qui les lui assure et sécurise, aggrave l’hyperdépendance vis-à-vis de ce dernier.

7. Garder le contrôle sur les manifestations d’affection

Combattre l’hyperattachement chez le chat, c’est aussi garder le contrôle sur les moments de tendresse. Il s’agit de ne pas répondre systématiquement à ses sollicitations lorsqu’il réclame caresses et attention. Il convient surtout de décider soi-même de la fin de ces séances de câlins. Même si ce n’est toujours facile à appliquer, il est important de faire l’effort, car c’est au service de l’acquisition de l’autonomie du chat, et donc pour son bien et son équilibre.

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8. Les solutions médicales

L’hyperattachement donnant lieu, chez le chat, à des troubles psychologiques tels que l’anxiété et la dépression, des solutions médicales peuvent être employées pour les atténuer.

Bien entendu, seul le vétérinaire est habilité à prescrire les médicaments susceptibles de soulager le chat anxieux ou déprimé à cause de l’hyperattachement. Il orientera généralement ses choix vers des anxiolytiques ou des antidépresseurs. En outre, la phytothérapie peut s’avérer utile dans ce domaine. La mélisse, par exemple, peut être donnée en tisane ou à mélanger à la nourriture du chat. Mais dans tous les cas de figure, il est indispensable de demander conseil au vétérinaire.

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