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La crise d'épilepsie du chat

Parmi les nombreuses maladies qui guettent votre chat tout au long de sa vie, l’épilepsie peut le rattraper. Plusieurs origines peuvent expliquer des crises qui, répétées, doivent vous alerter. Quelles sont-elles ? Peut-on les prévenir ? Comment établit-on le diagnostic ? Quels sont les traitements à apporter ?

Qu’est-ce qu’une crise d’épilepsie ?

Selon le site de la sécurité sociale, l’épilepsie se caractérise par des crises épileptiques. Cela peut traduire un dérèglement soudain et transitoire de l’activité électrique du cerveau. De fait, nous avons devant nous une pathologie d’origine neurologique. Des décharges électriques parcourent le corps de l’humain, et, ici, de votre chat.

La crise d’épilepsie chez votre chat, se rapproche de celle perçue chez l’humain. Votre félin va subir des convulsions avec d’autres symptômes qui peuvent se révéler impressionnants.

Comment se manifeste-t-elle ?

La crise épileptique traditionnelle se scinde en 3 étapes bien distinctes.

Dans un premier temps, nous retrouvons la phase d’aura qui précède la crise en elle-même. Votre chat se trouvera plus anxieux, plus agité. Cette phase peut durer quelques jours avant la crise. Vous ne remarquerez probablement jamais ces signes qui peuvent signifier toute autre chose.

Ensuite, vous retrouverez l’ictus qui est la crise en elle-même. Elle ne dure qu’une minute maximum. C’est à ce moment que votre chat va convulser, plus ou moins intensément en fonction de l’origine de son épilepsie.

Enfin, vous aurez la phase post-ictale qui correspond à l’après-crise. Votre chat, fatigué par ses convulsions, doit récupérer. Il sera peut-être un peu léthargique, faible. Il se peut que son comportement soit changeant. Cette dernière phase peut durer un ou plusieurs jours.

Attention, toutes les crises ne se valent pas. L’épilepsie peut prendre plusieurs formes et les convulsions également, en fonction de la localisation des cellules cérébrales touchées. D’ailleurs, il existe 2 types de crises.

  • L’épilepsie primaire

Il s’agit de la principale cause de crise d’épilepsie chez votre chat. Ces crises primaires sont également appelées crises idiopathiques. Votre chat ne présente aucune lésion cérébrale ni de trouble clinique. Malgré ce cerveau normal, il va toutefois subir quelques convulsions répétées. Si, chez le chien, l’origine génétique a été prouvée, ce n’est pas le cas chez le chat.

  • L’épilepsie secondaire

Ou épilepsie lésionnelle. Cette fois, une partie du cerveau est touchée. Les crises sont les conséquences d’une tumeur, d’une malformation, d’une séquelle ou d’un autre trauma.

Quelles sont les origines ?

Nous avons affaire à des origines parfois intracrâniennes ou extra crâniennes.

  • Les origines intracrâniennes

On retrouve notamment les tumeurs, les malformations, les encéphalites ou les accidents vasculaires. Il s’agit des origines les plus graves et dont le pronostic vital est le plus engagé.

  • Les origines extra crâniennes

Votre chat peut avoir des convulsions sans qu’il ne s’agisse véritablement de crise épileptique. Dans ce cas, on évoquera plutôt une réaction allergique, une intoxication aux plantes, à certains aliments, à des composés chimiques. En revanche, il existe également des crises liées au dysfonctionnement de certains organes comme le foie, le pancréas, voire liées à une hypoglycémie.

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Chez un sujet de moins de 5 ans, on peut considérer, la plupart du temps, que les crises sont primaires. En revanche, plus votre chat vieillit, plus l’origine peut être intracrânienne et donc suggérer une tumeur ou une maladie du cerveau plus grave.

Le diagnostic

Vous ne remarquerez peut-être pas les premières crises épileptiques de votre chat. D’ailleurs, ce dernier ne souffre pas pendant ces phases assez rapides. Néanmoins, dès que vous commencez à noter des convulsions, il devient important de noter les heures et leur durée. Mais aussi avoir connaissance de ce qui pourrait en être à l’origine, comme un aliment périmé ou une intolérance à quelque chose de précis.

Vous devez impérativement amener votre chat chez le vétérinaire, qui sera le seul à pouvoir diagnostiquer avec certitude l’épilepsie de votre félin. Comment ? Tout d’abord grâce à une prise de sang. Ce bilan sanguin permettra de vérifier le bon fonctionnement, ou non, d’organes comme le foie, les reins et le pancréas. Puis, des examens complémentaires sont indispensables pour préciser l’origine. Ainsi, un scanner ou une IRM pourront être prescrits avec, pourquoi pas, une ponction du liquide cérébro-spinal à la recherche d’une éventuelle épilepsie secondaire.

Le diagnostic permet également de s’assurer que votre chat fait bien des crises épileptiques. En effet, de petites convulsions peuvent résulter d’autres problèmes, voire d’une mauvaise chute ou d’autres pathologies (voir ci-dessous).

Le traitement à apporter

Le traitement se fait en fonction des origines des crises. Des crises primaires, espacées dans le temps, ne nécessitent qu’une surveillance plus approfondie, mais pas nécessairement un traitement. Ce dernier sera mis en place seulement en cas de crises répétées. Selon l’origine de la maladie, votre chat pourra être soigné. Bien évidemment, une crise avec pour origine une lésion au niveau du cerveau réduit grandement les chances de guérison.

Le traitement antiépileptique permet de réduire les crises en diminuant l’excitation des neurones. Il est important d’administrer le traitement à des heures régulières, entre une et trois fois par jour selon les recommandations du vétérinaire. Au bout d’un mois de traitement, il est nécessaire de repasser chez votre vétérinaire pour adapter la dose. Elle pourra être augmentée si jugée insuffisante par le passé, ou réduite le cas échéant.

Votre chat sera toujours sujet à faire quelques crises. Ce n’est pas forcément le signe que le traitement ne marche pas. Parfois, il convient d’être patient. À noter que les antiépileptiques peuvent avoir quelques effets secondaires sur l’humeur de votre félin, mais aussi sur son appétit et sa soif. Ces effets ont tendance à s’estomper avec le temps.

À ne pas confondre avec d’autres maladies

D’autres maladies peuvent être à l’origine de convulsions et ne signifient pas forcément que votre chat est épileptique. C’est le cas de la syncope, qui a souvent une origine métabolique ou cardiaque. Votre chat peut aussi souffrir de narcolepsie ou de catalepsie, qui se traduit par une perte soudaine de tonus musculaire. D’autres pathologies, comme des hernies discales, peuvent expliquer également certaines convulsions en apparence.

En résumé

La crise d’épilepsie, chez votre chat, peut avoir plusieurs origines. Elle peut être bénigne, c’est-à-dire sans lésion du cerveau. Elle peut être lésionnelle ou secondaire et donc être la conséquence d’une tumeur, d’un trouble neurologique plus grave, ou bien être une réaction au dysfonctionnement d’un organe en particulier. Elle peut également être liée à une indigestion voire une intoxication alimentaire. Dans ce cas, on ne parlera pas d’épilepsie.

Le diagnostic repose sur un bilan sanguin et des examens d’imageries médicales faits par votre vétérinaire. Il sera le seul à pouvoir définir l’origine de l’épilepsie de votre félin, et ainsi mettre en place un traitement adéquat. Traitement à donner de façon rigoureuse, même s’il n’empêche pas de nouvelles crises d’arriver.

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