Bientôt la fin des restaurants de viande canine en Corée du Sud ?

Illustration : "Bientôt la fin des restaurants de viande canine en Corée du Sud ?"

Les restaurants servant de la viande canine en Corée du Sud vivent-ils leurs dernières heures ? Militants de la cause animale et propriétaires de chiens l’espèrent, avec un projet de loi qui sera en discussion dès demain.

Le gouvernement sud-coréen va entamer, ce jeudi 25 novembre, les discussions autour d’un projet de loi qui rendrait illégale la consommation de viande de chien, rapporte DW. Une perspective qui réjouit les défenseurs de la cause animale et les propriétaires canins, de plus en plus nombreux dans le pays. En face, ceux qui veulent préserver cette pratique ne voient pas l’intérêt d’une telle interdiction.

Cette « tradition » est de moins en plus populaire en Corée du Sud, comme le montrent de récents sondages. Celui de la HSI (Humane Society International) révélait ainsi que 84% des personnes interrogées disaient n’en avoir jamais mangé ou ne pas avoir l’intention de le faire. Près de 60% se prononçaient en faveur de l’interdiction de ce commerce.

Le rejet de la consommation de viande de chien est très présent chez les jeunes, dans un pays où le nombre de propriétaires de canidés est en constante croissance. Ce sont autant de Sud-coréens qui ne conçoivent pas que l’on puisse assimiler leurs compagnons à de la nourriture.

« Une augmentation de la prise de conscience des problèmes de bien-être animal »

Beaucoup d’entre eux ont été choqués par les images et résultats d’enquêtes menées ces dernières années par HSI et d’autres organisations dans les élevages et les abattoirs. Un sujet que les médias traditionnels ne traitaient quasiment pas. « Il y a eu une augmentation de la prise de conscience des problèmes de bien-être animal en général et, en particulier, beaucoup plus d'ouverture sur la souffrance animale qui a lieu dans les fermes de viande de chien et dans les abattoirs », explique à ce propos Nara Kim, qui dirige la campagne « End Dog Meat » menée par l’association.

La tendance à la marginalisation de la consommation de viande canine s’accompagne aussi d’actes concrets, considérés comme de grandes victoires pour les militants. Les fermetures du plus grand marché du pays, celui de Seongnam, en 2018, et plus récemment de Nakwon, la principale maison de vente aux enchères, en font partie.

De son côté, le président Moon Jae-in annonçait en septembre sa volonté de mettre un terme à la consommation de viande de chien. Il déclarait alors « qu'il était temps d'envisager une interdiction » pure et simple.

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Le combat est encore long

Le secteur est en nette perte de vitesse, avec des ventes qui chutent de 30% en moyenne chaque année. Pourtant, une certaine frange de la population continue de défendre becs et ongles ce qu’ils considèrent comme étant « une part importante de la tradition culinaire » sud-coréenne, comme l’affirme Young-chae Song, professeur au Centre de Création et de collaboration globales à l’Université Sangmyung (Séoul).

Interrogé par DW, il estime qu’il n’y a pas lieu d’instaurer une loi, puisque la consommation de viande de chien est en déclin. Pour cet universitaire, « quiconque veut manger [du chien] devrait être autorisé à le faire ». Le combat contre cette pratique est donc encore loin d’être gagné, mais des progrès majeurs sont réalisés régulièrement, grâce aux efforts constants des associations et à des autorités bien plus réceptives à la cause.

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