Attentats du 11 septembre : la mémoire du dernier chien de recherche dans les décombres se perpétue

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Bretagne faisait partie des centaines de chiens de recherche intervenus sur le site des attentats du 11 septembre 2001. Disparue en 2016, elle avait marqué les esprits et symbolisait le formidable travail accompli par ces canidés et leurs maîtres. Aujourd’hui, sa sœur Finn s’apprête à reprendre le flambeau.

Elle était le dernier des chiens de recherche déployés dans les décombres des Tours jumelles du World Trade Center, cibles des attentats perpétrés il y a 20 ans à New York. Bretagne n’est plus de ce monde, mais sa mémoire se perpétue à travers l’œuvre de sa maîtresse, mais aussi sa petite sœur Finn, comme le raconte Today.

Bretagne était une femelle Golden Retriever formée et dirigée par Denise Corliss. Âgée aujourd’hui de 56 ans, cette Texane et son amie à 4 pattes faisaient partie des équipes de secouristes dépêchés sur « Ground Zero » après les attaques terroristes. Comme les 300 autres duos chiens-maîtres de recherche envoyés sur les lieux, elles s’employaient à retrouver des survivants, mais aussi des corps pour permettre aux familles des victimes de faire leur deuil.


Denise Corliss / Today

Une vie passée au service des autres

Bretagne était un véritable symbole. Tous ses congénères qui avaient participé à cette opération avaient disparu avant elle. La chienne était donc, en quelque sorte, leur porte-drapeau jusqu’à sa disparition en 2016. Pompiers et secouristes avaient d’ailleurs formé une haie d’honneur en la saluant lorsqu’on l’emmenait en clinique vétérinaire pour accompagner ses derniers instants de vie. Sa dépouille avait ensuite été recouverte de la bannière étoilée.

Après le 11 septembre, Bretagne était intervenue sur d’autres désastres, notamment les zones dévastées par l’ouragan Katrina en 2005. Elle avait ensuite eu droit à une retraite bien méritée, où elle continuait toutefois de rendre de précieux service ; la Golden Retriever rendait visite aux écoliers pour les inciter à lire en sa présence.

Le souvenir de Bretagne est omniprésent auprès de Denise Corliss. Cette dernière porte un pendentif contenant les cendres de la chienne. Dans son quartier trône une statue de bronze à l’effigie de Bretagne. Et quand elle rentre à la maison, elle est joyeusement accueillie par Finn, la petite sœur de sa défunte amie.


Denise Corliss / Today

La digne héritière de Bretagne

Finn est l’un des chiots de la portée obtenue par les éleveurs de Bretagne à partir de l’ADN de son géniteur. Ils avaient appelé Denise Corliss pour lui demander si elle était intéressée de prendre l’un de ces jeunes canidés, ce qu’elle avait évidemment accepté avec grande émotion. « Bien sûr. Tout ce qui me rapproche de Bretagne est le bienvenu. Cela m’est même égal qu’elle devienne une chienne de travail ou pas. Je suis simplement heureuse de l’avoir », avait-elle en effet répondu.


Denise Corliss / Today

Le comportement de Finn, 1 an, ressemble beaucoup à celui de son aînée. Denise Corliss raconte notamment que, comme le faisait Bretagne, elle se couche en étendant ses pattes arrière à la manière d’une grenouille. Et lorsque Finn veut une friandise, elle prend un paquet et le traîne partout jusqu’à ce que sa maîtresse l’ouvre et lui en offre une. Une habitude qu’avait aussi la regrettée Bretagne. « Ce sont ces petits détails si précieux qui sont revécus à travers cette autre chienne », confie celle qui continue de former des chiens de recherche.

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Denise Corliss / Today

Elle le fait avec Finn, qui n’en est encore qu’au tout début de son apprentissage, mais qui affiche déjà de belles prédispositions. La digne héritière de son héroïne de sœur.

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