Venu dénoncer l’abandon d’un Malinois, il est finalement identifié comme le propriétaire du chien et placé en garde à vue

Derrière une supposée opération de sauvetage canin qui ne les a pas bernés, les gendarmes de la brigade d'Annot (04) ont rapidement mis au jour une réalité bien différente. L’enquête menée par les militaires a révélé que l’homme venu signaler l'abandon d'un chien de race Berger Belge Malinois était en réalité l’auteur des faits, y compris de déclarations mensongères. Le loulou, qui répond au nom de Fasth, a été pris en charge par la mairie d’Entrevaux en attendant l’adoption, tandis que son propriétaire devra répondre de ses actes devant la justice.

Illustration : "Venu dénoncer l’abandon d’un Malinois, il est finalement identifié comme le propriétaire du chien et placé en garde à vue"

Il prétendait avoir sauvé un chien de l'abandon, alors qu'il était manifestement l'auteur de cet acte qu'il a lui-même qualifié d'« inacceptable ». Les gendarmes ont rapidement découvert le pot-aux-roses et mis l'individu devant ses responsabilités. Le canidé, lui, est désormais entre de bonnes mains.

Les faits, rapportés par 20 Minutes, ont eu lieu le dimanche 14 juin 2026 en fin d'après-midi. Ce jour-là, un homme s'est présenté à la brigade de gendarmerie d'Annot, dans les Alpes-de-Haute-Provence, accompagné d'un Berger Belge Malinois. Il a alors expliqué qu'il venait de porter secours au malheureux quadrupède, qui aurait été abandonné par son maître.

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Gendarmerie des Alpes de Haute Provence / Facebook

« L'individu précise aux militaires que l'auteur mérite d'être sanctionné »

« L'individu précise aux militaires que cet acte est inacceptable et que l'auteur mérite d'être sanctionné », peut-on lire dans un post partagé sur la page Facebook de la Gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence le jeudi 18 juin.

L'enquête menée par les forces de l'ordre a abouti à une piste inattendue ; la personne qui avait abandonné le Malinois n'était autre que celle qui affirmait l'avoir sauvé.

« Le mis en cause reconnaîtra les faits d'abandon, mais également de dénonciations mensongères »

« Placé en garde à vue, le mis en cause reconnaîtra les faits d'abandon, mais également de dénonciations mensongères entraînant des recherches inutiles », indique la gendarmerie alto-provençale.

Le chien répond au nom de Fasth. Il a été confié à la mairie d'Entrevaux en attendant de pouvoir le proposer à l'adoption.

Quant à son propriétaire et prétendu bienfaiteur, il devra s'expliquer devant tribunal judiciaire de Digne-les-Bains le 27 novembre 2026.

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