L'adoption d'un chien pendant la pandémie : une fausse bonne idée selon les professionnels du monde animalier

Publié le 15/10/2020 à 13h24

Ecrit par Alexandre Dieu dans la catégorie Faits Divers

Illustration : "L'adoption d'un chien pendant la pandémie : une fausse bonne idée selon les professionnels du monde animalier"
Photo d'illustration

Profiter du confinement pour adopter un chien, en particulier un chiot, n’est pas la meilleure chose à faire. L’animal en pâtit sur le plan de la socialisation, mais aussi sur celui psychologique. C’est le constat que font les professionnels du monde animalier.

Les chiens ont besoin de stabilité dans leur environnement et leur mode de vie. Tout changement brusque est source de troubles psychologiques et comportementaux divers. Les périodes de confinement et post-confinement ont justement apporté leur lot de bouleversements dans le quotidien et les habitudes de nos amis à 4 pattes, notamment en ce qui concerne notre présence à leurs côtés.

Alors que nous passions toutes nos journées auprès d’eux pendant de longues semaines, les voilà soudainement confrontés ou re-confrontés à la solitude à la maison lorsque nous avons regagné nos lieux de travail ou repris les études. Dans les têtes de nos amis à 4 pattes, cela a provoqué bien des remous.

Bon nombre de chiens semblent ainsi avoir développé des signes d’anxiété de séparation. « Les changements opérés dans les routines quotidiennes peuvent toujours avoir des effets négatifs sur les chiens », rappelle Julie Hecht, doctorante en éthologie à la City University de New York. Elle est citée dans cet article de Slate sur la question de l’adoption d’un chiot pendant le confinement. Que dire alors des changements apportés par une période aussi complexe et inédite que le confinement imposé par la pandémie de Covid-19

Les plus jeunes parmi ces chiens sont particulièrement exposés à l’impact négatif de ce contexte. Bon nombre de personnes ont, en effet, décidé d’adopter des chiots pendant le confinement, à la fois parce qu’elles se retrouvaient avec du temps libre pour s’en occuper, mais aussi dans l’espoir de trouver en leurs nouveaux compagnons un certain soutien moral.

L’isolement et les promenades limitées n’ont pas constitué des circonstances favorables à une socialisation de qualité, qui passe par une intensification des échanges inter et intraspécifiques. Or, on sait à quel point cette dernière est importante dans la construction de la personnalité du chien et son comportement. Un problème aggravé par le passage brutal d’un monde où les chiots étaient habitués à une attention de tous les instants de la part de leurs familles aux longues absences de ces dernières lors de leur retour à la vie active.

Un constat que Laura McLain, vétérinaire à la clinique pour animaux Holladay (Utah), a pu faire en prenant part aux opérations de stérilisation de jeunes chiens adoptés pendant le confinement. La spécialiste ses collègues se sont, en effet, rendu compte que ces quadrupèdes étaient généralement moins dociles, voire plus agressifs lorsqu’ils devaient être manipulés, notamment quand il fallait leur faire porter leur collerette vétérinaire. Laura McLain impute cela à leur socialisation insuffisante.

A lire aussi : Véritable gourmet, ce chien ne mange qu'à la condition que la nourriture offerte par son propriétaire soit « humaine » (Vidéo)

Plus que jamais, nos animaux de compagnie doivent être suivis, écoutés et habitués progressivement à nos absences. Les aider à prévenir ou à se défaire de l’anxiété de séparation, cela passe par des privations graduelles de notre présence, en procédant par intervalles de départs/retours « de deux minutes, puis cinq, puis vingt, etc. jusqu'à ce que le chien comprenne que nous finirons bien par revenir », suggère l’auteur de l’article paru sur Slate.

A propos de l'auteur :

0 partage

"Après l'accident de ma petite Mojito, mon magnifique Chihuahua, j'ai regretté de ne pas avoir souscrit à une assurance pour chien. Les frais vétérinaires se sont très vite envolés et il était indispensable pour moi, malgré le prix très élevé des soins, de sauver ma chienne. " (Annabelle, 31 ans, Marseille)

Si vous aimez votre chien, faites comme Annabelle, protégez le en remplissant ce formulaire pour découvrir nos offres (gratuit) !

1 commentaire

  • Invité

    Invité a écrit : 16/10/20

    c'est évident....et ceux qui ont "adopté" un animal pendant le confinement ont surtout "pensé à leur intérêt" pour trouver le temps moins long et non pas du tout pensé au bien-être de l'animal (et je pense qu'à l'heure actuelle, bon nombre d'adoptants ont délaissé leur animal adopté pendant le confinement, voire abandonné leur animal)

     Répondre  Signaler


Articles en relation