« Je n'en dors plus », après avoir traîné un Malinois derrière sa voiture à Reims, le conducteur est finalement relaxé par la justice

Ce lundi 4 mai 2026, un homme de 29 ans était jugé à Reims (51) pour avoir traîné un chiot Malinois de 6 mois sur plusieurs centaines de mètres dans le quartier Wilson en mars dernier. Poursuivi pour cruauté envers un animal, il a finalement été relaxé par le tribunal, faute de preuves suffisantes.

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C’est ce lundi 4 mai 2026 que s’est déroulé au tribunal de Reims (51) le procès de l’homme accusé d’avoir traîné un jeune Malinois de 6 mois sur plusieurs centaines de mètres avec une voiture en mars dernier. Le chiot avait été retrouvé dans un état très grave par les policiers, en sang et avec les coussinets arrachés, suscitant une vive émotion.

Plusieurs témoins avaient affirmé avoir vu un véhicule rouler à vive allure avec l’animal attaché à l’arrière, tandis que le conducteur évoquait un accident. Malgré la gravité des faits rapportés et l’indignation qu’ils ont provoquée, le tribunal a finalement décidé de relaxer le prévenu.

Un procès marqué par le doute

Très attendu, le procès s’est conclu sur une décision entourée d'incertitude, suscitant l’incompréhension des associations de protection animale qui s’étaient constituées parties civiles (Fondation Brigitte Bardot, Ligue pour l'intérêt de la société et de l'animal (Lisa), Les Amis des bêtes, 30 millions d'amis).

Malgré l’état extrêmement grave dans lequel le chiot avait été retrouvé par les policiers, le tribunal a en effet décidé de relaxer le prévenu, faute de preuves suffisantes sur son intention de maltraitance.

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© Clément Conte / Radio France

L’homme de 29 ans a, quant à lui, maintenu qu’il s’agissait d’un accident et s’est dit profondément affecté par la situation : « Je n’en dors plus, je ne pourrais jamais faire ça à un animal », a-t-il déclaré à la barre. Sa défense a également insisté sur son attachement au chiot, notamment à travers des vidéos familiales en compagnie du jeune toutou et le fait qu’il avait lui-même contacté une clinique vétérinaire pour tenter de le faire soigner rapidement.

Une décision de justice qui divise

Comme le rapporte le média Ici, la décision du tribunal de Reims a provoqué des réactions contrastées. Alors que le parquet avait demandé 8 mois de prison, les parties civiles ont fait part de leur déception et de leur inquiétude face à un sentiment d’impunité.

« On aurait souhaité que les gens qui maltraitent les animaux ou qui les négligent fortement sachent que ce n'est pas en toute impunité, qu'il y a des sanctions. Je trouve que ce n'est pas encore assez le cas », regrette Stéphanie Gobancé, présidente de l'association Les Amis des bêtes, le refuge-fourrière de Reims qui a recueilli le jeune Malinois. Prénommé Romy, le toutou aujourd’hui âgé de 8 mois va heureusement beaucoup mieux et devrait prochainement être adopté par une nouvelle famille.

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© L'Union

L’info Woopets – Comment signaler une maltraitance animale ?

Dans ce procès, la question de la maltraitance animale a évidemment occupé une place centrale. En cas de situation suspecte ou préoccupante, il est important de savoir comment agir rapidement pour protéger l’animal et alerter les autorités compétentes. Voici les démarches à connaître :

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  • Contactez les autorités en cas d’urgence : appelez la police ou la gendarmerie (17) si l’animal est en danger immédiat ;
  • Alertez les services compétents : signalez la situation à la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) ;
  • Prévenez une association de protection animale (elles peuvent intervenir directement ou accompagner les démarches) ;
  • Décrivez les faits aussi précisément que possible (lieu, date, type de maltraitance observée, personnes impliquées…) ;
  • Apportez des preuves si possible (photos, vidéos…) ;
  • Utilisez les plateformes de signalement (formulaires en ligne dédiés aux signalements de maltraitance animale) ;
  • N’intervenez jamais seul si la situation est dangereuse : faites toujours appel aux autorités compétentes.

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