Au commissariat de Mulhouse (68), une chienne d’assistance judiciaire accompagne les victimes et les aide à libérer leur parole (vidéo)

À Mulhouse (68), une jeune chienne nommée Vaïna apporte chaque jour beaucoup de réconfort aux victimes accueillies au commissariat. Formée comme chienne d’assistance judiciaire, elle aide à apaiser les émotions et à libérer la parole, illustrant le rôle précieux que les animaux peuvent jouer auprès des personnes fragilisées.

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Depuis janvier 2026, le commissariat de Mulhouse dans le Haut-Rhin (68) compte une nouvelle recrue à 4 pattes : Vaïna, une jeune chienne d’assistance judiciaire. Aux côtés de Jessy Parola, intervenante sociale et référente, elle intervient au sein du DAVA, le service d’aide aux victimes agréé par le ministère de la Justice. Intégrée au quotidien du commissariat, Vaïna participe à l’accompagnement des victimes en apportant une présence rassurante et apaisante dans un cadre souvent difficile.

Un soutien concret dans les moments difficiles

Vaïna joue en effet un rôle essentiel auprès des victimes en les aidant à traverser des moments particulièrement difficiles. Présente au commissariat, notamment lors des auditions ou des dépôts de plainte, la chienne apporte un soutien concret en rassurant, en apaisant et en créant une relation de confiance qui peut permettre aux personnes de se sentir suffisamment en sécurité pour parler.

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© France 3 Alsace

Dans des situations délicates comme l’annonce d’un classement sans suite (synonyme d’abandon des poursuites contre l’auteur présumé), sa simple présence aide à absorber les émotions et à réduire le stress.

Très attentive, elle perçoit les changements d’état émotionnel et adapte son comportement en conséquence, offrant des gestes de réconfort au bon moment, comme prendre dans ses pattes la main d’une victime ou la gratifier d’une petite léchouille encourageante.

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Vaïna, la première chienne d'assistance judiciaire du Haut-Rhin, a été présentée officiellement mardi soir devant une assemblée conquise. La chienne a pu montrer quelques-uns des apprentissages acquis durant sa formation afin de pouvoir intervenir dans le cadre de ses missions. ???? : Jean-François Frey, Elisa Meyer ???? : Bruno Voltz #chien #assistance #mediation #mulhouse

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« D'abord elle s'est un peu couchée sur moi et j'ai commencé à la caresser. C'est mignon. C'est comme un genre de soutien, quand on a beaucoup d'émotion », a confié une jeune fille à France 3 Alsace après avoir reçu une décision judiciaire.

Dans le quotidien du commissariat, la chienne est aussi un repère chaleureux pour les équipes, qu’elle salue chaque matin, avant de participer à des séances d’accompagnement préparées avec soin. Formée par l’association Handi'Chiens, Vaïna peut également intervenir de manière adaptée auprès des enfants, rendant les échanges plus apaisés et plus faciles.

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© Centre de Formation HANDI'CHIENS Kunheim / Facebook

Un dispositif innovant mais encore fragile

Le dispositif de chien d’assistance judiciaire, comme celui porté par Vaïna, montre des résultats très encourageants et les retours sont unanimes. Sa présence aide les victimes à se sentir plus en confiance, réduit leur stress et facilite souvent la parole lors d’étapes difficiles, comme un dépôt de plainte ou l’annonce d’une décision judiciaire.

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Malheureusement, malgré son efficacité reconnue, le dispositif reste freiné par un manque de financement. L’équipe de Vaïna travaille par exemple à mi-temps, faute de moyens suffisants, et l’association Appui à la solidarité et à la citoyenneté (ASC) recherche toujours des mécènes pour assurer sa pérennité.

En dépit de ces contraintes, l’ambition est claire : développer davantage ces chiens d’assistance judiciaire dans les commissariats, les hôpitaux et les tribunaux, afin de mieux soutenir les victimes partout en France.

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