37 chiens et chiots sauvés lors du démantèlement d'un trafic international et victimes de mutilations
Une enquête sur des éleveurs canins de la région Auvergne-Rhône-Alpes a mis en lumière un trafic de chiens aux méthodes choquantes. Elle a abouti au sauvetage de dizaines d’animaux, dont de nombreux chiots.
En enquêtant sur les activités suspectes d’éleveurs canins basés dans la Drôme et le Rhône, les autorités ont découvert et mis fin à un trafic de chiens qui avait lieu entre la Serbie et la France. L’intervention des gendarmes a débouché sur 3 interpellations et la saisie de 37 canidés, dont 19 chiots, rapportait France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Les protagonistes de ce réseau procédaient à l’importation de chienne enceintes, de races Rottweiler et Dobermann pour la plupart, depuis la Serbie afin qu’elles accouchent en France. “A leur naissance, les chiots subissent des otectomies et des caudectomies, pratiques illégales dans l’Union européenne”, peut-on lire sur la page Facebook de la Gendarmerie Nationale. Autrement dit, on leur taillait les oreilles et coupait la queue.
Par la suite, ils étaient vendus via des plateformes en ligne et avec de faux documents (carnets de vaccination, passeports) censés indiquer qu’ils provenaient de l’Union Européenne.

Gendarmerie nationale / Facebook
Il s’est avéré qu’un couple d’éleveurs drômois se rendait régulièrement en Serbie pour traiter avec des personnes qui organisaient le transport des chiens vers la France. Les enquêteurs ont également découvert que lesdits éleveurs avaient un lien avec une homologue rhodanienne qui s’adonnait à des pratiques semblables.

Gendarmerie nationale / Facebook
3 suspects arrêtés et placés sous contrôle judiciaire
Ces 3 individus ont été interpellés le 27 janvier 2026. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire 2 jours plus tard. De ce fait, il leur est interdit de quitter le territoire national et de mener toute activité en lien avec les animaux.
Les chiens secours ont probablement été confiés à différents refuges en vue d’être examinés, soignés, évalués en vue de leur placement en familles d’accueil et leur mise en adoption.

Gendarmerie nationale / Facebook
D’après France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, cette enquête avait été ouverte par le parquet de Villefranche-sur-Saône et dirigée par le DOCLAESP (Détachement de l’Office central de la lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique), ainsi que la BNEVP (Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires).
Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web
Féru de sport et amoureux des chiens depuis sa tendre enfance, Kheireddine est arrivé dans la rédaction web en 2008 un peu par hasard, porté par son amour des mots. Ayant grandi aux côtés d’un Boxer nommé Ulysse et partagé 12 belles années de sa vie avec Kalash, croisée Berger Allemand, il est plus que ravi d’écrire sur le merveilleux univers des animaux de compagnie.
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