Covid-19 : face à la solitude et l'isolement, adopter un animal de compagnie ne serait pas la meilleure solution !

Publié le 15/10/2020 à 12h00

Ecrit par Norman Bougé dans la catégorie Faits Divers

Illustration : "Covid-19 : face à la solitude et l'isolement, adopter un animal de compagnie ne serait pas la meilleure solution !"
Photo d'illustration

Les bienfaits de la présence et de la compagnie des animaux dans nos vies sont indéniables. Cependant, ces derniers constitueraient-ils la meilleure solution face à la solitude et l’isolement associés au confinement ? Faut-il adopter rien que pour mieux gérer cette période difficile ? Une étude britannique récemment publiée y répond.

Dans un article paru le 13 octobre dernier dans Psychology Today, le professeur Hal Herzog a analysé et commenté une étude publiée fin septembre dans la revue scientifique Plos One, à propos du rapport entre, d’une part, les liens unissant l’humain à son animal de compagnie, et de l’autre, l’impact des animaux sur la santé mentale de leurs maîtres pendant le confinement.

L’étude en question a été dirigée par le Dr Elana Ratschen, de l’Université d’York. Elle a porté sur près de 6000 adultes vivant au Royaume-Uni, 90% d’entre eux étant propriétaires de chiens, chats ou autres espèces. Elle a permis de comparer l’état d’esprit et les niveaux de bien-être de ces personnes avant, puis pendant le confinement imposé par la pandémie de Covid-19. Certains des résultats sont assez surprenants.

Les participants ont été appelés à répondre à une série de questions évaluant le degré de solitude ressenti, la santé mentale globale, ainsi que l’intensité des liens qu’ils entretiennent avec leurs animaux.

Des résultats quelque peu inattendus

87% des sondés ont déclaré que leurs compagnons les avaient aidés à gérer la situation durant cette phase délicate. 95% ont dit être d’accord avec l’assertion suivante : « Je ne peux imaginer être sans mon animal durant cette période ». Néanmoins, des problèmes liés au fait d’avoir un animal de compagnie pendant le confinement ont été évoqués : l’accès aux soins vétérinaires et à la nourriture, la question de la garde en cas de maladie du maître, la crainte de ne pas être capable d’offrir suffisamment d’activité à l’animal…

L’équipe du Dr Ratschen s’est également intéressée à un aspect observé via d’autres études : le fait d’être attaché de manière excessive à un animal de compagnie serait associé à davantage de troubles mentaux. Les découvertes réalisées à l’occasion de cette nouvelle étude semblent aller dans ce sens, puisque les scores de santé mentale enregistrés par les propriétaires d’animaux avant le confinement étaient significativement inférieurs à ceux des maîtres dont le niveau d’attachement à l’égard de leurs animaux était moindre.

Par ailleurs, et cela était plutôt prévisible, les scores de santé mentale ont baissé durant le confinement, aussi bien chez les propriétaires d’animaux que les gens qui n’en ont pas. Toutefois, les scores des propriétaires n’ont pas baissé autant que les non propriétaires d’animaux. Voilà pour le côté positif. Ce qui est plus étonnant, c’est que les scores de santé mentale et de solitude des propriétaires d’animaux n’ont pas connu d’évolution significative avant et pendant le confinement.

Un appel à l’adoption responsable

Se basant sur ce constat, le professeur Hal Herzog appelle les gens à bien réfléchir avant d’adopter un animal, a fortiori lors des périodes de crises comme celle que nous vivons actuellement. Selon le spécialiste, il est essentiel de garder à l’esprit que le fait d’avoir un animal implique des contraintes, comme celles évoquées lors de l’étude (soins vétérinaires, garde, réponse aux besoins de l’animal…).

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De son côté, le Dr Ratschen a déclaré, dans un entretien accordé à Science Daily, qu’il est « est important de comprendre que ces découvertes ne justifient aucune suggestion que les gens devraient adopter des animaux de compagnie pour protéger leur santé mentale pendant la pandémie ».

Autrement dit, cette étude constitue un argument de plus en faveur de l’adoption responsable et réfléchie. On n’adopte pas un animal simplement pour son propre bien-être ou pour mieux gérer une situation donnée.

A propos de l'auteur :

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