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La dysplasie de la hanche chez le chien

La dysplasie est un terme générique pour décrire tous les troubles du développement des tissus. Chez le chien, ce sont principalement les articulations de la hanche, du coude ou de l’épaule qui sont atteintes. L’anomalie s’installe dans la première année de vie, au cours de la croissance, surtout pour des chiens de grande taille ou ceux qui sollicitent trop fortement leurs membres. En cas de doute, un bilan orthopédique précoce et un dépistage préventif chez votre vétérinaire permettent d’intervenir chirurgicalement et de restaurer la mobilité dont a besoin votre chien, au plus tôt.

Quand s'installe la dysplasie de la hanche ou « coxo-fémorale » chez le chien ?

Chez le chiot, les 2 articulations de la hanche sont souples, maintenues par des ligaments dans la demi-sphère osseuse qui les stabilise, les cotyles. C’est un peu comme une tête et son casque, avec des lanières pour les maintenir en place, tout doit s’ajuster parfaitement. Ces articulations deviennent plus solides au fil du temps, avec le développement des masses musculaires qui l’entourent.

Une anomalie héréditaire peut provoquer un relâchement accru des ligaments qui maintiennent l’articulation en place, on parle alors de laxité ligamentaire ; ce qui prédispose certains chiots à une instabilité de la hanche qui, en s’aggravant, se transforme en dysplasie, uni ou bilatérale et de degré variable. Les chiens de grandes tailles et certaines lignées de chiens de race sont plus sensibles, comme les Labradors, les Golden Retrievers, les chiens de berger type bouviers ou Berger Allemand, les Rottweilers, Terre-neuve, Dogues... Toutefois, même porteurs de l’anomalie héréditaire, ils n’exprimeront pas tous cette affection à la fin de leur croissance, soit entre l’âge de 12 et 18 mois.

Les conditions de vie pendant la croissance ont une part non négligeable dans le développement de la dysplasie : un rythme de croissance trop intense, une alimentation inadaptée ou trop énergétique, une surcharge pondérale précoce et un excès d’activité physique faciliteront son installation ou son aggravation.

Comment suspecter une dysplasie de la hanche ?

Sur un jeune chien, c’est l’observation de sa démarche parfois en chaloupe, de son port de hanches, d’une faible musculature de l’arrière-train ou de ses aplombs qui peut vous alerter. Avec l’âge, l’apparition de boiteries d’un ou des postérieurs avec des signes de douleurs peuvent être révélateurs, surtout « à froid » au lever ou en montant les escaliers, à la recherche de positions délicates au coucher. La douleur est induite par des frottements articulaires inadaptés et une inflammation qui se transforme progressivement en arthrose. La rapidité et l’intensité d’évolution des signes sont variables d’un chien à l’autre, certains chiens pouvant vivre plusieurs années avec une dysplasie sans manifester aucun signe de gêne.

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Dépister jeune pour mieux soigner

Réaliser un dépistage précoce chez un vétérinaire est une garantie pour choisir la bonne méthode de traitement chirurgical, car avec l’âge, certaines techniques ne seront plus accessibles. L’évaluation orthopédique complète nécessite un examen médical, des tests de mobilité des membres à l’état vigil mais également sous sédation. Le diagnostic est généralement confirmé par des clichés radiographiques spécifiques, sous anesthésie pour évaluer le stade de la dysplasie à l’aide de mesures adéquates.

Le traitement chirurgical avant l’installation des signes arthrosiques est souvent conseillé : la double ostéotomie avant l’âge de 10 mois par exemple, la prothèse de hanche ou encore l’exérèse de la tête et du col du fémur lorsque la hanche devient douloureuse… Chaque cas est unique, un chien bien suivi, même candidat à la chirurgie, bénéficiant d’un traitement médical antalgique adapté, d’une hygiène de vie raisonnée, peut récupérer assez vite d’une telle opération et avoir un confort de vie compatible avec sa maladie.

Dysplasie coxo-fémorale, un vice rédhibitoire, oui, mais en pratique ?

L’annulation de la vente d’un chiot est possible sous couvert de la détection d’un vice-rédhibitoire comme la dysplasie coxofémorale. Face à la théorie, celle de la loi du 22 juin 1989, en pratique rien de simple. Les facteurs d’aggravation pendant la croissance du chiot étant tout aussi importants que le seul facteur de prédisposition héréditaire en lui-même, un diagnostic précoce est conseillé avant d’attendre l’apparition d’un signe de suspicion clinique d’une dysplasie de la hanche. L’éleveur n’a aucun moyen de contrôler lui-même ou de vous garantir une absence de dysplasie de la hanche à l’âge de 2 ou 3 mois, les tests n’étant pas assez prédictibles à cet âge. N’oublions pas qu’annuler une vente et rendre un chiot après quelques mois passés dans sa nouvelle famille est une épreuve pour tous, vécue comme un abandon pour lui.

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Il existe toujours des solutions médicales et chirurgicales accessibles pour la santé de votre chien ; la dysplasie de la hanche n’étant pas une fatalité, elle ne se développe pas toujours et l’intensité des symptômes exprimés avec l’âge n’est pas nécessairement corrélée au stade de dysplasie de la hanche quotté par la radiographie.

A savoir : pour enregistrer votre chien au Livre des Origines Françaises de certaines races canines en France, le protocole de dépistage de la dysplasie se fera après l’âge d’un an selon les critères définis par la Société Centrale Canine (SCC).

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