Les troubles urinaires chez le chien

Illustration : "Les troubles urinaires chez le chien"

Les chiens comme les hommes ou les chats sont sujets aux troubles urinaires. Cependant les canidés sont bien moins sensibles de la sphère urinaire que les félidés. Lorsque l’on parle de problèmes urinaires, on pense souvent aux cystites, mais ce ne sont pas les seules maladies de l’appareil urinaire, loin de là. Quels sont les symptômes pouvant traduire des problèmes urinaires ? Quelles maladies peuvent en être à l’origine ? Nous allons tenter de répondre à ces questions pour vous aider à repérer d’éventuels problèmes chez votre chien.

Symptômes urinaires chez le chien

  • Difficultés à uriner ou dysurie. Le chien a dû mal à uriner, le jet est entrecoupé de pause, ou l’animal manifeste une gêne voire une douleur lors de la miction. Cette difficulté peut être due à des calculs vésicaux, une hyperplasie de la prostate…
  • Elimination en petite quantité ou pollakiurie. Le chien urine quelques gouttes par quelques gouttes, l’élimination est souvent difficile – le chien force – et peut être douloureuse.
  • Présence de sang dans les urines ou hématurie. Les urines sont généralement rosées (sang dilué dans le volume des urines). La présence de sang peut traduire une inflammation importante de la paroi vésicale, de l’uretère ou encore des reins. Dans le cas où le chien urinerait du sang en nature (c’est-à-dire rouge vif), il faudra le faire consulter en urgence son vétérinaire.
  • Douleur à la miction ou strangurie. Le chien se met en position d’élimination et pleure alors que très peu d’urine ne sort. Le chien ressent une brûlure ou un spasme violent à chaque fois qu’il essaye d’uriner. Cette douleur peut être à l’origine d’un phénomène de rétention urinaire (de peur d’avoir mal, le chien ne veut pas uriner) qui peut vite devenir problématique. Associé à cette douleur mictionnelle, on peut observer une augmentation du léchage du pénis ou de la vulve.
  • Elimination en grande quantité ou polyurie. Pour qu’un chien urine beaucoup (trop), il faut qu’il boive beaucoup ; les deux sont liés. Un chien présentant ce type de syndrome doit être emmené chez le vétérinaire pour y faire un bilan sanguin au minimum. Insuffisance rénale, troubles hormonaux (diabète sucré ou syndrome de Cushing) font partis des pistes à explorer.
  • Malpropreté urinaire. C’est un symptôme qui peut être évocateur de nombreuses choses : difficultés à se retenir, pipi de joie… la piste peut être comportementale ou non. Lorsque vous évoquerez ce problème avec votre vétérinaire, veillez à décrire avec précisions les conditions dans lesquelles surviennent les épisodes de malpropreté : chien resté seul, chien qui lève la patte ou au contraire qui semble d’être oublié dans son panier…

Les symptômes urinaires peuvent évoluer seuls ou accompagnés, c’est-à-dire que l’on peut observer en même temps des difficultés à uriner accompagné de sang par exemple.

Mais à quoi peuvent être dus ces symptômes ? Faisons un petit tour d’horizon des maladies de l’appareil urinaire fréquentes chez le chien.

Maladies de l’appareil urinaire du chien

Incontinence

Il existe 2 formes d’incontinences chez le chien : l’incontinence du chien âgé et l’incontinence de castration de la chienne.

Dans le premier cas, le chien en vieillissant éprouve des difficultés à se retenir aussi longtemps qu’il le faisait lorsqu’il était plus jeune. Soit il demande à sortir, mais trop tard ; soit il oublie complètement de demander et donc urine à l’endroit où il se trouve. Plusieurs pathologies peuvent être à l’origine de cette incontinence : la sénilité, les troubles prostatiques chez le mâle, un problème neurologique (consécutif ou non à un AVC par exemple)…

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Dans le second cas, les chiennes stérilisées de races géantes ou grandes races peuvent développer ce trouble. L’origine de ce trouble est encore mal connue, mais les œstrogènes (produits par les ovaires) jouant un rôle dans la pression urétrale, leur absence favorise les problèmes de continence.

Calculs urinaires

On parle aussi de lithiases urinaires. Il existe plusieurs sortes de calculs urinaires : les struvites, les oxalates, les urates et les calculs de cystine. Certaines races de chiens sont connues pour leur capacité à fabriquer tel ou tel type de cristaux. C’est le cas du Dalmatien par exemple connu pour sa sensibilité aux calculs d’urates ou du Bulldog pour les calculs de cystine.

Les calculs peuvent avoir plusieurs localisations et donc entrainer différents symptômes, ils peuvent se trouver dans le rein, la vessie ou encore engagée dans l’urètre. Lorsqu’ils sont engagés dans l’urètre, ils empêchent l’émission d’urine. Le chien essaye alors d’uriner mais sans y arriver (pensez à ce que cela doit faire d’avoir envie d’aller aux toilettes mais de se retenir plusieurs heures avec une vessie qui continue de se remplir…), il s’agit alors d’une urgence, l’obstacle doit être levé au plus vite pour éviter les dégâts au niveau de la vessie et des reins.

Les calculs en fonction de leur localisation feront l’objet d’une prise en charge différente : médicament pour dissoudre les calculs, chirurgie pour les retirer… Les chiens ayant eu des calculs urinaires devront suivre un régime alimentaire spécifique pour éviter leur formation.

Insuffisance rénale

Il existe 2 formes d’insuffisance rénale, aigüe ou chronique. Lors d’épisode aigu, le rein perd brutalement sa capacité à filtrer. Lorsqu’elle est prise en charge à temps, l’insuffisance rénale peut être réversible. Ses origines sont variées : toxique, parasitaire, obstruction due à des calculs… et les symptômes pas toujours faciles à mettre en évidence : troubles digestifs tels que vomissements/diarrhées, fatigue, perte d’appétit, haleine forte… Le traitement consistera à perfuser convenablement les reins en apportant du liquide par l’intermédiaire de la fluidothérapie (réhydratation par voie veineuse par exemple).

La seconde forme, c’est à dire l’insuffisance rénale chronique peut fait suite à un épisode aigu ou tout simplement apparaître avec le vieillissement du chien. La forme chronique évolue sur le long terme, les symptômes passent souvent inaperçus dans un premier temps, puis l’animal boit beaucoup (et donc urine beaucoup), mange moins et donc s’amaigrit. D’autres symptômes comme l’anémie peuvent aussi apparaitre – le chien est alors très fatigué.

Le chien devra suivre un régime alimentaire spécifique et prendre des médicaments aidant ses reins à fonctionner mieux.

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Malpropreté urinaire

En fonction de l’âge du chien, la malpropreté n’aura pas les mêmes origines. Chez un chiot ou un jeune chien, la malpropreté est souvent due à un problème d’éducation : incompréhension d’où se trouve la zone d’élimination, difficultés à rester seul, peurs, sevrage trop précoce… Chez un chien adulte, la malpropreté (si elle n’était pas présente dans son jeune âge) peut être due à la présence de calcul ou de masse dans la vessie par exemple, mais elle peut être aussi consécutive à la stérilisation par ovariectomie chez la chienne.

Quant aux vieux chiens, l’incontinence et l’insuffisance rénale sont souvent à l’origine du problème. Vous devrez alors expliquer au vétérinaire dans quelles circonstances les épisodes malpropres surviennent : seul à la maison, dans son panier… ; si les urines ont une couleur particulière : foncées, rosées… ; et si elles ont un aspect particulier : collantes par exemple.

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2 commentaires

  • Invité

    Invité a écrit : 04/03/20

    bonjour j'ai récupérer le chien de ma fille j'ai un York de 3 ans il n'est pas propre la nuit il urine toute les 3 heures il faut le sortir. que dois je faire? j'aimerai qu'il fasse une bonne nuit. je lui enlève l'eau à partir de 18h je le sort à 9h30 du soir, puis il redemande de sortir dans la nuit au moins trois fois.

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  • Invité

    Invité a écrit : 25/07/20

    Bonjour, Ce n'est pas normal, voir le véto

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