Une femme accompagnée de son chien d’alerte médicale se voit refuser l’entrée d’un restaurant malgré la réglementation sur ces animaux essentiels

Refusée à l’entrée d’un restaurant en raison de la présence de son chien d’alerte médicale, une jeune femme a vu son cas relancer le débat sur l’accès des animaux d’assistance aux lieux publics. L’incident a finalement été reconnu comme une erreur.

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Habitant Pickerington en Ohio (Etats-Unis), Allison Snyder est atteinte du syndrome de tachycardie orthostatique posturale. Il s'agit d'un trouble du système nerveux autonome qui provoque une augmentation anormale et rapide du rythme cardiaque lorsque la personne concernée passe en position debout. Cela peut entraîner des étourdissements, des malaises, une fatigue intense ou encore des évanouissements.

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10 WBNS

Heureusement, la jeune femme peut compter sur la présence rassurante et efficace de Sirius Black, son chien d'alerte médicale. « Il peut m’alerter si je suis sur le point de perdre connaissance, et ce, plus de 20 minutes à l’avance », explique-t-elle à 10 WBNS.

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Récemment, alors qu'elle avait l'intention de dîner dans un restaurant de la ville, le Cardo’s Pizza & Tavern en l'occurrence, elle et son ami à 4 pattes ont été refoulés à l'entrée de l'établissement. « Un employé est venu me voir et m’a dit : “Vous ne pouvez pas manger ici. Nous n’acceptons pas les chiens” », raconte-t-elle.

Elle a eu beau lui expliquer que la loi garantit aux chiens d'assistance l'accès aux lieux ouverts au public, cela n'a pas suffi.

Le propriétaire du restaurant a reconnu l'erreur par la suite lors d'un échange d'emails avec la famille d'Allison Snyder. Il a ajouté que son personnel avait déjà eu affaire à des personnes faisant passer leurs animaux pour des chiens d'assistance alors qu'ils ne l'étaient pas.

La nécessité de reconnaître pleinement le statut des chiens d'assistance

Allison Snyder se dit consciente de ces abus. « Honnêtement, ça m’affecte probablement plus que n’importe qui d’autre que des gens fassent ça », dit-elle à ce propos. Elle souhaite néanmoins que les véritables chiens guides, d'assistance et d'alerte médicale soient pleinement reconnus en tant que tels et que la réglementation soit appliquée partout.

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Le propriétaire du restaurant n'a pas répondu à la demande d'explication de 10 WBNS, mais John Barker, PDG de l’Ohio Restaurant & Hospitality Alliance (organisation professionnelle représentant les intérêts des enterprises de restauration et d'hôtellerie en Ohio), a réagi à l'incident en publiant un communiqué.

Il y rappelle que les restaurants doivent offrir un environnement « sûr, propre et accueillant » tout en ayant la possibilité d'appliquer une politique « d’interdiction des animaux de compagnie ». Il précise toutefois qu’ils sont « tenus de faire des exceptions pour les animaux d’assistance », et que le personnel ne peut poser que 2 questions liées au handicap et aux tâches du chien.

Le conseil Woopets : comment réagir si l’accès avec un chien d’assistance est refusé ?

Face à un refus d’entrée motivé par la présence d’un chien guide, d’assistance ou d’alerte médicale, il est essentiel de garder son calme tout en faisant valoir ses droits de manière structurée. Voici l'attitude à avoir dans ce genre de situation :

  • Rappeler calmement le statut du chien : un chien d’assistance n’est pas un animal de compagnie, mais un dispositif d’aide reconnu pour une personne en situation de handicap.
  • Demander à parler à un responsable : dans bien des cas, le personnel n’est pas formé pour gérer ce type de situation complexe.
  • En cas de refus persistant : noter les faits (date, lieu, témoins) puis signaler l’incident à la DDPP. En cas de discrimination liée au handicap, on peut aussi saisir le Défenseur des droits et contacter une association de chiens d’assistance pour appui.

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