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Un atelier « caresses de chiens » pour ces femmes détenues en prison

Publié le 25/02/2019 à 08h05

Ecrit par Alexandre Dieu

Illustration : "Un atelier « caresses de chiens » pour ces femmes détenues en prison" Photo d'illustration

À Nantes, la prison réservée aux femmes voit arriver, chaque jeudi, des chiens et l’association « Cœur d’Artichien ». Objectif : permettre à ces prisonnières de caresser l’animal, et ainsi de se détendre, de se confier, de s’ouvrir, de se changer les idées. Un atelier qui connaît un grand succès et qui, depuis sa mise en place, a considérablement réduit le nombre de tentative de suicide. À tel point qu'aucun passage à l'acte n'est à déplorer depuis !

Caresser des chats permet de se détendre, de déstresser, de ne penser à rien d’autre. Caresser un chien offre les mêmes sensations. D’ailleurs, une étude récente a permis de considérer que câliner un canidé a les mêmes effets sur vous qu’une drogue dure. À l’inverse qu’elle n’engage aucune forme de dépendance. Cela ne créé aucune addiction et a de nombreux effets bénéfiques sur votre santé.

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Un budget alloué après des financements par des fondations

Car Mme Vinceneux connaît ces bienfaits avant même la parution de cette étude, elle a décidé de créer il y a quelques années l’association « Cœur d’Artichien ». Depuis 2016, cette association a pris ses quartiers, tous les jeudis après-midi, au cœur de la prison de Nantes. Les chiens ont trouvé leur place au milieu des femmes détenues. Dans quel but ? Celui de libérer la personne emprisonnée, la détendre, lui changer les idées. Une idée, selon Metro Time, qui est venue de deux femmes détenues après des suicides et tentatives de suicide vécues dans la prison. Le tout financé par la fondation Adrienne et Pierre Sommer ainsi que la Fondation Affinity. Mais un budget devrait être alloué à cet atelier, devant ce grand succès.

« En prison, il y a de sacrées carapaces, ce sont des personnes qui ne sont pas souvent allées voir un psychologue pour parler d’elles », assure Mme Vinceneux. Éric Baudoin, officier pénitentiaire à la maison d’arrêt des femmes, annonce que depuis la mise en place de ce rendez-vous hebdomadaire, « il n’y a eu aucun passage à l’acte ». Coïncidence ? Un effet de cause à effet, plutôt. « Le fait de commencer par parler du chien, ça désamorce les mécanismes de défense », poursuit Mme Vinceneux. Et libère la parole.

« La seule chose qui nous apaise, c’est ça »

Ainsi, Betty, la bergère australienne, et Gandhi, le Shetland de sept ans, se font caresser continuellement, en étant toujours réceptifs. Sarah, l’une des femmes qui profitent de cette visite, en profite. « On est dans neuf mètres carrés, même si on ne bouge pas, qu’on ne travaille pas, on est fatigué. La seule chose qui nous apaise, c’est ça. »

De son côté, Méli, autre détenue, en profite pour avouer que son chien doit lui manquer. Grâce à l’arrivée de Betty et Gandhi, chaque femme se confie, notamment sur sa passion pour les animaux. D’autres s’ouvrent plus facilement grâce à ce réconfort bienvenu, comme cette femme décrite par Mme Vinceneux : « Quand je suis allée la voir, elle m’a parlé de son Cavalier King Charles qui vivait à l’extérieur, qui lui manquait, et mes chiens sont allés lécher ses larmes parce que moi, je n’avais même pas de mots face à cette grande détresse, et pourtant je suis psychologue. » Un beau résumé du bienfait de ces chiens.

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