La Confédération Nationale Défense de l'Animal veut mieux protéger les animaux souvent oubliés dans les affaires de violences intrafamiliales

Y a-t-il un lien entre les violences intrafamiliales et celles envers les animaux présents au foyer ? C’est ce que pointe du doigt la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA). L’organisation, qui regroupe plus de 260 associations et refuges indépendants en France, appelle à une meilleure prise en compte de ce sujet.

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473 000. C’est le nombre de victimes de violences physiques enregistré par les services de police et de gendarmeries nationales en 2025, en hausse de 5 % par rapport à 2024. Plus de la moitié d’entre elles ont été commises dans la sphère familiale.

« Lorsque ces violences surviennent au sein de la famille, les victimes sont majoritairement des femmes (73 %) », précise la CNDA dans un communiqué de presse, qui « appelle à une meilleure prise en compte du lien entre violences intrafamiliales et violences envers les animaux présents au foyer ».

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Les animaux, victimes oubliées des violences intrafamiliales

Comme le souligne la CNDA, les animaux de compagnie sont souvent les victimes oubliées des violences conjugales ou intrafamiliales. Dans de nombreux cas, ils subissent eux aussi les conséquences des violences exercées au sein du foyer.

Certains auteurs les utilisent comme un moyen de pression ou de chantage affectif pour maintenir leur emprise sur la victime humaine. La crainte de représailles, de mauvais traitements ou de négligences envers leur petit compagnon peut alors compliquer les démarches. Pour beaucoup, l’inquiétude de laisser leur animal seul avec l'agresseur ou l'absence de solution d'accueil adaptée constitue même un frein au départ du domicile.

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« Objectif : inverser la courbe qui, pour 2025, montre une hausse des violences »

Face à ce constat, la Confédération Nationale Défense de l’Animal a mis en place des protocoles visant à protéger aussi bien les victimes de violences intrafamiliales que leurs animaux. Un premier accord a été signé en juillet 2025 avec le parquet général de Toulouse, suivi d’un second avec celui d’Aix-en-Provence.

Concrètement ? Lorsque la justice est saisie pour des faits de violences intrafamiliales, la CNDA peut être sollicitée pour assurer l’accueil temporaire des animaux du foyer pour une durée pouvant aller jusqu’à 15 jours renouvelables.

Pour la Confédération, ces initiatives témoignent d’une prise de conscience grandissante du lien entre violences faites aux humains et maltraitance animale. Elle espère désormais voir ce dispositif se développer sur l’ensemble du territoire.

« Nous avons su poser le cadre d’un traitement plus efficace de ces situations de violence. Il appartient maintenant à l’ensemble des acteurs impliqués dans le sujet des violences intrafamiliales de le faire mieux connaître et surtout de veiller à sa mise en œuvre, conclut Sabine Fghoul, présidente de la CNDA, objectif : inverser la courbe qui, pour 2025, montre une hausse des violences. »

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