Son Maine Coon de 2 ans criblé de plombs, elle craint désormais une amputation et veut se battre pour les droits des animaux
Ce qui devait être une simple sortie s’est transformé en cauchemar pour un chat qui est rentré au domicile grièvement blessé, atteint par des plombs. Le félin, dont la patte est aujourd’hui menacée d’amputation, a survécu de justesse tandis que sa maîtresse refuse l’euthanasie malgré un lourd coût de soins et une plainte déposée.
Marlène Bernard, habite Dommartin-lès-Cuiseaux en Saône-et-Loire. Elle est passionnée de chats, en particulier de Maine Coons. Elle en élève d'ailleurs plusieurs, dont un à la fourrure tigrée de 2 ans et demi, répondant au nom de Ronin et qu'elle a bien cru perdre récemment lorsqu'il est revenu à la maison couvert de sang.
Les faits, rapportés par Le Journal de Saône-et-Loire, se sont déroulés le vendredi 1er mai. La Dommartinoise était sortie cet après-midi-là, et Ronin en avait profité pour s'aventurer dehors, lui aussi. Il est rentré quelques heures plus tard dans un état qui a laissé son humaine sous le choc. « J’ai tout de suite vu que quelque chose clochait, raconte-t-elle au média bourguignon. Il avait la tête en sang. »
Marlène Bernard a emmené son ami félin à la clinique vétérinaire la plus proche, celle de Saint-Amour dans le Jura voisin en l'occurrence. Elle pensait jusque-là que Ronin avait été percuté par une voiture, mais le diagnostic lui a fait froid dans le dos ; son compagnon à vibrisses avait des fragments de plombs logés dans le crâne. Autrement dit, on lui avait tiré dessus.
Le quadrupède présentait également des lésions à la poitrine et à la patte avant droite, celle-ci ayant d'ailleurs été très sévèrement atteinte. Si le chat a pu être sauvé, sa cicatrice à la poitrine est encore bien visible et, surtout, sa patte le fait toujours souffrir.
Habitant la commune bressane depuis 2 ans, Marlène Bernard avait déjà perdu 3 de ses Maine Coons par le passé et était loin de s'imaginer qu'elle risquait de revivre ce cauchemar. Ronin a eu plus de chance, mais sa patte n'est pas encore à l'abri de l'amputation. D'après elle, la survie miraculeuse de l'animal est due essentiellement à sa grande taille.
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Photo d'illustration
« Faire reconnaître les droits des animaux, surtout en milieu rural »
Malgré ses ressources limitées, ne travaillant qu'à temps partiel, elle est prête à tous les sacrifices pour soigner Ronin et le sauver. « Pour moi, il est hors de question qu’on l’euthanasie, insiste-t-elle. S’il faut payer l’opération, je le ferai, mais ça a un coût ». Celui-ci est estimé à 1 800 euros. Ses chats sont tout pour elle, eux qui lui avaient été d'un réconfort inestimable lorsqu'elle se battait contre un cancer des cordes vocales en 2017.
Marlène Bernard est convaincue que ce qui est arrivé à Ronin était tout sauf un accident. « On dirait qu’il a été visé, la personne savait très bien ce qu’elle faisait », confie-t-elle au Journal de Saône-et-Loire. Elle souligne l'importance de « faire reconnaître les droits des animaux, surtout en milieu rural », se disant prête à créer une association dans ce but.
En attendant, elle a déposé plainte à la gendarmerie de Louhans-Châteaurenaud et continue de prendre soin de son chat blessé.
Le conseil Woopets : un chat peut-il garder des séquelles comportementales après un traumatisme grave ?
La réponse est oui. Après une blessure importante, un accident ou une agression, un chat peut conserver des troubles comportementaux durables, même une fois guéri physiquement. En voici les principales manifestations :
- Hypervigilance ou peur de l’extérieur : certains chats refusent de ressortir ou deviennent extrêmement méfiants.
- Agressivité défensive : un chat habituellement sociable peut réagir par défense en cas de stress ou de rappel de la douleur. Il se met alors à feuler, griffer, voire mordre.
- Douleur résiduelle mal interprétée : une douleur chronique peut entretenir ces comportements sans que le propriétaire ne l’identifie immédiatement.
- Troubles divers : baisse d'appétit, isolement…
Dans certains cas, une réhabilitation progressive, un environnement sécurisant et, si nécessaire, l’avis d’un vétérinaire comportementaliste peuvent aider à limiter ces séquelles.
Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web
Féru de sport et amoureux des chiens depuis sa tendre enfance, Kheireddine est arrivé dans la rédaction web en 2008 un peu par hasard, porté par son amour des mots. Ayant grandi aux côtés d’un Boxer nommé Ulysse et partagé 12 belles années de sa vie avec Kalash, croisée Berger Allemand, il est plus que ravi d’écrire sur le merveilleux univers des animaux de compagnie.
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