Le ministre de l'Agriculture dévoile son plan pour lutter contre la maltraitance animale

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Le ministre de l’Agriculture a présenté ce mercredi le plan du gouvernement pour la lutte contre la maltraitance animale et les abandons, voté à l’Assemblée nationale et devant être soumis au Sénat. Soutien aux associations, responsabilisation des maîtres et futurs propriétaires et durcissement des sanctions figurent parmi les principales mesures.

Invité de Thierry Dagiral à l’émission « Europe midi » sur Europe 1, Julien Denormandie a présenté, ce mercredi 21 juillet, le projet de loi anti-maltraitance animale qui sera soumis au vote des sénateurs, après celui des députés en janvier dernier.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a rappelé les chiffres alarmants des abandons d’animaux enregistrés en France, où on en dénombre en moyenne 100 000 chaque année. Avec un pic estival atteignant les 60 000 lors des départs en vacances.

Face à ce constat alarmant, le gouvernement propose un plan d’action prévoyant notamment une démarche de soutien financier aux associations, la responsabilisation des propriétaires et des adoptants, ainsi que l’aggravation des sanctions.

Une enveloppe de 20 millions d’euros pour les associations

L’un des volets majeurs de ce projet de loi consiste à soutenir les refuges, à travers une enveloppe de 20 millions d’euros. Une somme qui permettra de les « rénover, agrandir, mieux accompagner » ces structures. Elle servira également à financer la stérilisation des chiens et des chats, de manière à épauler l’action des associations et les collectivités locales dans ce domaine.

L’initiative du gouvernement inclut également la mise en place d’un observatoire de la protection animale des carnivores domestiques à l’horizon 2022. Constitué de représentants des collectivités, de spécialistes, d'acteurs de l'identification et de la protection animale, de représentants de la société civile et de vétérinaires, ledit observatoire collectera et analysera de manière approfondie des données relatives aux abandons. Allant au-delà des statistiques globales, sa mission doit permettre d’identifier les causes de ce phénomène et de disposer d’informations plus précises.

Responsabiliser et sensibiliser

« Vous passez devant des petits chatons ou devant des petits chiots. Et puis, vous savez, l'un de vos enfants vous dit 'ça serait quand même sympa d'en ramener un à la maison' ». Père de 4 enfants, M. Denormandie sait ce que c’est que d’être confronté à la tentation de l’achat compulsif d’un animal de compagnie. Il rappelle que c’est ce genre de comportement qui peut déboucher sur l’abandon, le nouveau maître agissant sans prise en compte de ce que le fait d’avoir un animal implique en termes d’éducation, dépenses, disponibilité, santé…

Le projet de loi présenté par le locataire de l’Hôtel de Villeroy vise donc aussi à promouvoir l’adoption et la possession responsables. D’où la création d’un certificat de connaissance ; un document que l’adoptant doit signer et où figurent toutes les informations à connaître au sujet de la vie avec un animal de compagnie.

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Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation évoque, par ailleurs, le danger des ventes en ligne de chiens, chats et autres compagnons. Il met ainsi à l’index les dépassements graves pouvant être observés, notamment des animaux de compagnies qui « sont vendus dans les catégories jouets ».

Durcissement des sanctions

Le projet de loi contre la maltraitance animale prévoit enfin d’aggraver les sanctions envers les auteurs de ces actes. Actuellement, toute personnes reconnue coupable d’abandon encourt jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. En vertu du nouveau texte, la peine d’emprisonnement sera de 3 ans et assortie de l’interdiction de posséder un animal de compagnie.

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