Il adopte un chat dans une association et apprend 3 ans après qu’il pourrait perdre son animal et finir en prison
Après avoir adopté un chat auprès d’une association locale, Thierry Puech, un Sétois, a découvert 3 ans plus tard que son animal avait été introduit illégalement en France. Cette révélation l'a malheureusement placé face à des risques financiers et juridiques extrêmes, jusqu’à l’éventualité de voir son petit compagnon euthanasié.
Cette histoire digne d’un roman a débuté fin 2022, lorsque Thierry Puech, un habitant de Sète (34), a souhaité accueillir chez lui un nouveau compagnon après la perte de son précédent chat. C’est ainsi qu’il a fait la rencontre de Tigrou, le félin qui allait bientôt devenir son nouveau fidèle ami.
De l’adoption à la surprise
Adopté via l’association locale Patte de velours, Tigrou vivait dans une famille d’accueil avant d’être confié à Thierry Puech. Jusque-là, la puce électronique du minou n’avait pas pu être lue, ni par l’association ni par le vétérinaire qui l’avait examiné pour des soins dentaires.
Pendant plusieurs années, Tigrou a mené une vie paisible auprès de son nouveau propriétaire, avec des visites régulières au cabinet vétérinaire de La Corniche.

© Clinique vétérinaire de la Corniche
Tout a basculé début 2026, lorsqu’une urgence est survenue : Tigrou, souffrant de douloureux calculs à la vessie, a dû être soigné. « À la suite de cela, la vétérinaire m’a poussé à prendre la carte I-CAD », a déclaré Thierry Puech au Midi Libre. Délivré par les préfectures, ce document au format d’une carte d’identité fait office de certificat de propriété et répertorie l’ensemble des caractéristiques du chat.
À la suite de cette demande, la préfecture a réussi là où tout le monde avait jusqu’à présent échoué : lire la puce de Tigrou. La découverte a alors été surprenante : le minou venait de Tunisie et aurait été introduit en France sans déclaration. Il ne serait pas non plus vacciné contre la rage, un manquement aux obligations sanitaires en vigueur.
« Le hic, c’est que dans les 48 h, si je n’apportais pas de justification, je risquais 300 000 euros d’amende, 2 ans de prison ainsi que l’euthanasie du chat. », a expliqué le maître de Tigrou.
Une régularisation in extremis
Face à cette situation inquiétante, Thierry Puech a immédiatement réagi. Dès le lendemain, il s'est rendu à la Direction Départementale de la Protection des Populations pour expliquer qu’il s’occupe de Tigrou depuis plusieurs années. Accueilli avec bienveillance, il a présenté tous les documents vétérinaires attestant des soins prodigués à la boule de poils depuis 2022.

© Philippe Malric / Midi Libre
Pour confirmer son récit, l’administration lui a également demandé un témoignage de la personne qui hébergeait Tigrou au début. Le message a été envoyé dans la soirée, et quelques jours plus tard la situation s’est heureusement débloquée : la préfecture a annoncé la fin des poursuites et la régularisation officielle du minou.
Depuis, Tigrou a repris sa petite vie tranquille auprès de son humain, désormais reconnu officiellement. Par bohneur, la bonne foi paye parfois !
Par Ludivine Beaurin
Rédactrice web
Historienne reconvertie dans la rédaction web, Ludivine a toujours adoré l’écriture et les animaux. Maîtresse de 6 adorables chats, elle trouve beaucoup d’inspiration dans les facéties de ses boules de poils.
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