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Reims : Un non-voyant se voit refuser l’accès à un bar avec son chien-guide

Publié le 09/09/2016 à 18h23

Ecrit par Alexandre Dieu

Illustration : "Reims : Un non-voyant se voit refuser l’accès à un bar avec son chien-guide"

A Reims, un homme non-voyant accompagné de son chien-guide s’est vu refuser l’accès à un bar de la ville.

Bien qu’une loi permette, depuis 1987, aux personnes aveugles ou malvoyantes d’être accompagnées de leurs chiens d’assistance dans les lieux publics ou accueillant le public, de trop nombreux établissements continuent d’ignorer cette mesure. A chaque refus d’accès, c’est non seulement la liberté de ces personnes qui est entravée, mais c’est également un coup sévère porté à leur moral, leur rappelant douloureusement leur handicap.

C’est ce que vit régulièrement Geoffrey Courtine, un Rémois de 35 ans. Non-voyant, il compte sur son Labrador-Retriever à la robe noire pour le guider et lui offrir un supplément d’autonomie au quotidien. Un accompagnement dont il ne peut hélas bénéficier partout, s’étant vu refouler aux entrées de divers établissements publics (restaurant, casino…).

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Plus récemment, c’est dans un bar de Reims qu’il a essuyé un nouveau veto. Le vendredi 2 septembre 2016, Geoffrey comptait y boire un verre avec un ami, mais l’entrée lui a été refusée, l’établissement interdisant l’accès aux chiens depuis 6 ans.

Le jeune homme n’a pas manqué de rappeler la loi aux responsables du bar, mais face à la position catégorique de ces derniers, il n’a eu d’autre choix que de s’adresser à la police. Il s’est rendu au commissariat dès le lendemain pour porter plainte, mais le policier lui a, à son tour, demandé de garder son chien à l’accueil avec son ami.

Geoffrey Courtine a pris son mal en patience et, ce lundi, il a directement porté plainte contre le bar auprès du tribunal de Reims pour discrimination.

L’établissement court ainsi le risque de se voir infliger une amende allant de 150 à 450 euros, mais la nature de la sanction est moins importante aux yeux du trentenaire que sa symbolique.

Photo : Radio France - Aurélie Jacquand

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