Plainte déposée après le malaise d'un chien de sécurité enfermé pendant 2 heures dans une voiture en pleine canicule, près de la tour Eiffel

Après la diffusion d’images montrant un chien de sécurité en grande détresse près de la tour Eiffel, une association de protection animale a décidé de saisir la justice. L’affaire suscite une vive émotion, tandis que plusieurs zones d’ombre demeurent concernant les circonstances exactes des faits et le devenir du canidé.

Illustration : "Plainte déposée après le malaise d'un chien de sécurité enfermé pendant 2 heures dans une voiture en pleine canicule, près de la tour Eiffel"

L’association Sauvetage Enquête Protection Animale (SEPA) a annoncé avoir porté plainte contre X le mercredi 24 juin, 4 jours après le malaise subi par un chien employé par une entreprise de sécurité privée aux abords de la tour Eiffel, rapportait Le Parisien.

Le canidé en question était apparu dans une vidéo capturée à Paris le samedi 20 juin par un passant et transmise à SEPA. Tenu en laisse par un agent de sécurité, en présence de 2 autres, il était dans un état alarmant ; il éprouvait de grandes difficultés à marcher et avait fini par s'effondrer.

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Vakita / Facebook

Il se trouvait à proximité d'une voiture dont le hayon était ouvert. Il aurait passé 2 heures enfermé dans ce coffre en pleine canicule, ce qui aurait abouti à cette terrible situation dénoncée par l'association basée à Perpignan (66).

Le chien « va bien » d'après la société de sécurité, mais l'incertitude plane sur son état de santé

D'après cette dernière, les agents font partie de la société de sécurité Byblos, qui a pourtant affirmé, le lundi 22 juin, que l'homme tenant le chien en laisse n'était pas l'un de ses employés. Ladite société a également assuré avoir ouvert une enquête, et que « le chien a pu être pris en charge par un vétérinaire et qu’il va bien. »

La Société d’Exploitation de la tour Eiffel (SETE) s'est, elle aussi, exprimée, indiquant « chercher à comprendre ce qu’il s’est passé auprès des personnes travaillant la nuit sur le site ».

« Ils ont voulu cacher cette barbarie, protéger le maître négligent, étouffer le scandale »

Du côté de SEPA, on n'a aucune certitude sur l'état de santé actuel du chien, ni de l'endroit où il se trouve. Outre sa plainte et son appel à témoins, elle précise s'être rapprochée de la Ville de Paris et du CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité) au sujet de l'incident.

D'autres associations ont dénoncé le sort réservé au chien, dont PETA et la Fondation Brigitte Bardot. Celle-cia souligné notamment le fait que « les agents de sécurité présents sur place ont demandé aux témoins de ne pas filmer. Ils ont voulu cacher cette barbarie, protéger le maître négligent, étouffer le scandale ». Elle a rappelé, au passage, qu'en 2024, elle « interpellait le ministre de l’Intérieur de l'époque, Gérald Darmanin, sur les dangers dérives de l'utilisation de chiens par des agents de sécurité ». Nous vous en parlions dans cet article.

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