« India et moi sommes fusionnelles » : non-voyante de naissance, elle dévoile le rôle important des chiens dans sa vie

« Le chien est le meilleur ami de l’homme. » Cette phrase a beau être populaire, elle ne perd en rien sa valeur et ne nous lasse jamais. Les mots qui se sont greffés les uns aux autres pour la former, résonnent en filigrane à la lecture du dernier livre de Marie-Laure Souplet. Non-voyante de naissance, la quinquagénaire a résumé son parcours de vie aux côtés de cet animal généreux en amour.

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« Le chien a toujours joué un grand rôle dans ma vie », a confié Marie-Laure Souplet à l’équipe rédactionnelle de Woopets. Dès l’âge de 3 ans, la non-voyante originaire de l’Oise rêvait qu’un compagnon à 4 pattes lui jure fidélité.

Parce que le hasard fait parfois les choses dans les règles de l’art, l’une de ses cousines a découvert un minuscule chiot de 3 semaines abandonné dans les bois. « Comme elle savait que j’en voulais un, forcément, elle l’a ramené à la maison », a déclaré notre interlocutrice. Son premier ami à fourrure, baptisé Hugo, lui a fait connaître les joies de la « colocation » avec un animal.

Très attaché à sa petite humaine, le canidé prenait soin de se déplacer pour lui céder le passage. « Il avait bien compris que je ne voyais pas, a poursuivi Marie-Laure, il se poussait quand il me voyait arriver alors qu’il était couché sur le seuil de la porte. Les autres devaient l’enjamber ! »

Hélas, la Mort ne fait aucune différence lorsque le glas sonne, et fauche les âmes même les plus innocentes. La fillette a dû faire ses adieux à son partenaire canin, décédé d’une occlusion au cours de son 9e printemps.

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Marie-Laure et Cybèle en vacances

Sur la route de l’autonomie en compagnie d’un chien

Peu de temps après, Titus a posé la patte dans sa maison. Issue d’une portée appartenant à l’un des collègues de son papa, la boule de poils a ouvert le chemin de l’autonomie à la jeune fille.

Un jour, alors qu’elle se trouvait seule au domicile familial, son acolyte a insisté pour se promener. « Mais je l’emmenais toujours avec mes parents, a précisé Marie-Laure, je lui ai dit qu’on ferait un essai tous les deux. »

C’est ainsi que, pour la première fois, l’adolescente est sortie avec son animal. « Cela s’est super bien passé, a poursuivi notre source, par la suite, nous avons allongé nos balades. »

Enquête : Accompagner la fin de vie de son animal

Le lien qui nous unit à nos animaux est fort et c’est pourquoi les voir partir est un sujet difficile à aborder. Mais ce sont aussi des souvenirs et des expériences de vie.

Chez Esthima & Woopets, nous nous intéressons à votre ressenti et souhaitons parler sans tabou de tous les sujets qui concernent nos animaux.

Nous vous remercions de prendre le temps de répondre à ce sondage qui ne vous prendra que 5 minutes et de nous faire part de votre vécu.

Les réponses à ce sondage resteront anonymes.

Merci !

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Cybèle adorait jouer à la balle

En grandissant, Marie-Laure a gagné en autonomie et n’a jamais pu se résoudre à vivre sans canidé domestique. En tant que non-voyante, elle a pu bénéficier d’un premier guide canin, grâce à une école appartenant à la Fédération Française des Associations de Chiens guides d'aveugles.

Cybèle, une femelle Flat-Coated Retriever, a partagé son quotidien pendant 6 ans. Emportée par une maladie irréversible et foudroyante, la bonne patte a gravé son empreinte dans son cœur pour toujours. Lors de notre entretien, Marie-Laure s’est souvenue de leur première rencontre, un sourire scotché aux lèvres. « Quand on me l’a présentée, elle m’a sauté dans les bras, comme si elle me connaissait depuis toujours et ne voulait plus me quitter », nous a-t-elle confié non sans émotion.

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Marie-Laure et Cybèle au harnais

« India et moi ne sommes pas complices, mais fusionnelles »

Quelque temps plus tard, India a pris la relève. Cette chienne, de la même race que la défunte Cybèle, a immédiatement adopté Marie-Laure. Lorsque l’éducatrice a débarqué à son domicile avec le quadrupède, ce dernier s’est tout de suite approprié les lieux !

« Je lui ai montré des jouets que j’avais laissés dans le bureau… et elle les a rassemblés dans l’ancien panier de Cybèle ! Puis, elle s’est couchée au milieu », s’est amusée notre interlocutrice. Une nouvelle relation, très forte, a vu le jour.

India, désormais proche de la retraite, a accompli 9 années de bons et loyaux services. Toujours au nom de l’école, elle sera officiellement adoptée par son humaine préférée lorsqu’elle devra tirer sa révérence.

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Marie-Laure et India ne se quittent jamais

Marie-Laure et ses compagnons à fourrure ne se sont jamais quittés d’une semelle. Vecteurs de lien social, ils lui ont permis de nouer plusieurs amitiés. Bien sûr, la quinquagénaire a insisté sur un point important : ses guides à 4 pattes sont des chiens avant tout.

Soucieuse de leur bien-être, Marie-Laure a toujours été aux petits soins avec eux. Parce qu’ils l’ont accompagnée dans les bons comme dans les mauvais moments, elle s’est jurée de les choyer jusqu’à leur dernier souffle.

« Je dis constamment qu’India et moi ne sommes pas complices, mais fusionnelles, a-t-elle souligné, nous nous comprenons complètement. »

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Marie-Laure entretient une relation unique avec son chien guide

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« Un être vivant qui a le droit d’avoir sa vie de chien »

Inspirée par ses muses canines, Marie-Laure a publié le livre autobiographique Moi, jamais sans mon chien aux Éditions Baudelaire. Un titre qui résume parfaitement la relation unique qu’elle entretient avec cet animal.

Au fil des pages, l’auteure relate son apprentissage de la lecture et de l’écriture, mais aussi son parcours professionnel. En prime, un ouvrage truffé d’anecdotes canines !

« À travers ce livre, je voulais montrer qu’un chien peut ouvrir la voie et nous aider à faire de jolies rencontres, a conclu l’écrivaine, le respect de l’animal s’avère également fondamental. Je veux que les gens prennent conscience qu’avant d’être guide, c’est un être vivant qui a le droit d’avoir sa vie de chien. En outre, ils ne doivent pas oublier l’immense travail accompli par les écoles et les familles d’accueil pour le former. »

Ce témoignage poignant met en évidence le rôle central de ces animaux dans la vie des humains. Ils apportent réconfort, bien-être et bonheur, comme le ferait n’importe quel meilleur ami digne de ce nom.

Marie-Laure Souplet, « Moi, jamais sans mon chien », Éditions Baudelaire, 12 €.

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