Après une première intervention vaine, un Spitz enfermé dans une pièce jonchée d'excréments en Meurthe-et-Moselle est enfin sauvé
Le 1er avril, une enquêtrice pour la Fondation 30 Millions d’Amis a assisté la police qui se rendait auprès d’une famille dans le Pays de Briey en Meurthe-et-Moselle. Sur place, 2 chiens dont un jeune Malinois de 3 mois vivaient dans des conditions inadaptées à leurs besoins. Si ce dernier a pu être cédé, l’autre petit canidé – un Spitz de 3 ans enfermé dans une pièce jonchée d’excréments – n’a pas pu être saisi ce jour-là.
Le mois d’avril a commencé avec une vision d’horreur pour Aude, enquêtrice pour la Fondation 30 Millions d’Amis. Comme le rapporte un article publié dans les colonnes du Républicain Lorrain, la bénévole a participé à une intervention dans le Pays de Briey.
« Le 1er avril, je suis venue assister le commissariat de Conflans-en-Jarnisy qui se rendait auprès d’une famille, explique-t-elle à nos confrères, le père est parti en détention, laissant derrière lui sa compagne, complètement dépassée, avec six enfants en bas âge et deux chiens. »
Sur place, elle découvre un chiot Malinois âgé de 3 mois seulement, qui vivait « au milieu d’un bazar absolu ». « Je ne vois pas comment ce jeune chien pouvait être sorti tous les jours », précise la spécialiste de la cause animale. Lors de l’opération, Aude a convaincu la détentrice de céder l’animal qui « tôt ou tard » aurait fait « mauvais ménage avec des bébés, s’il n’est pas encadré comme il se doit ». Toutefois, elle n’était pas au bout de ses surprises…

Photo d'illustration / © Adobe Stock
« Ça me fatigue ! »
Dans cet appartement situé « au dernier étage d’un immeuble avec ascenseur où l’on tient à peine à trois », Aude apprend qu’un Spitz de 3 ans avec des griffes anormalement longues vit isolé dans une pièce fermée à clé, qui est jonchée d’excréments.
« La dame a mis trente minutes à retrouver la clé, en ouvrant des boîtes un peu partout… C’est dire si la porte est ouverte souvent ! », déclare l’intervenante. Au sol, elle aperçoit quelques croquettes. Mais le pauvre animal n’a aucun panier pour dormir.
Si le jeune Malinois « lui a été cédé bon gré mal gré par l’habitante des lieux », son compagnon d’infortune a malheureusement dû être laissé sur place. « Il était déclaré perdu sur l’I-CAD, indique Aude, il n’a jamais été payé à l’éleveuse, mais comme celle-ci n’a pas porté plainte, il n’est pas déclaré volé, mais perdu. » Puisque le petit chien blanc n’est pas officiellement à elle, la détentrice n’a pas pu signer les papiers de cession.
« Ça me fatigue ! On perd du temps et de l’énergie, mais ça ne sert à rien. Il faudrait avoir des réquisitions pour emmener tous les animaux, et que les magistrats prononcent des interdictions de posséder des animaux, s’exclame l’enquêtrice, il y a des familles chez qui on retourne sans arrêt. On retire un chien, et, six mois après, on revient car elles ont repris des bêtes… dont elles ne peuvent toujours pas s’occuper ! »

© 30 millions d’Amis / Le Republicain Lorrain
Le Spitz a finalement été sauvé
Dans un second article diffusé le 12 avril, on apprend que l’affaire a finalement connu un dénouement rapide et le Spitz a pu être saisi. « En 24 h à 48 h, le magistrat a ordonné sa réquisition, souligne une juriste du pôle enquête maltraitance animale de 30 Millions d’Amis, le commissariat a aussi été très réactif. L’éleveuse a pu être contactée et a cédé au refuge l’animal. »
La petite boule de poils blanche, désormais entre de bonnes mains, peut désormais espérer un avenir meilleur et un bon foyer.
Par Joséphine Voisart
Rédactrice Web
Édition, lecture, écriture, animaux... Ce florilège de passions a fait tomber Joséphine dans les pattes de Woopets ! Sensible à la cause animale, elle a adopté une chatte répondant au nom d'Anthéa dans un refuge de sa région ; ainsi qu'une chienne, Lizzy, qui a vécu une vie de misère en Roumanie avant de rejoindre son foyer. Joséphine est également bénévole dans une association de protection des animaux.
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