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Pourquoi mon chien me suit-il partout ?

La fidélité des chiens est sans égale. Leur affection aussi. Néanmoins, cela devient problématique lorsque l’attachement qu’ils vouent à leurs maîtres est exagéré, au point de les suivre partout, sans relâche.

Tous les chiens sont attachés à leurs maîtres, mais à des degrés différents. Certains se montrent assez indépendants, tandis que d’autres se comportent en véritables pots de colle. Ils suivent leurs propriétaires partout où ils vont. Ils restent collés à leurs basques jusque dans le lit ou même aux toilettes. Chez ces chiens, l’angoisse de séparation est une authentique torture qu’ils vivent au quotidien. La vie de leurs maîtres n’est pas non plus facilitée par ce type de comportement, qui peut s’avérer extrêmement gênant par moments.

Pour quelle raison un chien prend-il l’habitude de suivre son ami humain absolument partout ? Est-il possible d’y remédier ? De quelle manière ?

L’idée de la séparation le rend anxieux

Chez certains chiens, le fait d’être séparé de son maître est vécu comme un drame. Dès l’instant de la sortie de son propriétaire de son domicile et jusqu’à ce qu’il rentre, l’animal est plongé dans un profond désarroi qui se manifeste de différentes manières. L’anxiété de la séparation le pousse, en effet, à aboyer sans cesse, à gémir, à détruire tout ce qui est à sa portée, voire à émettre urine et déjections partout dans la maison.

Le retour de son maître est une sorte de délivrance pour le chien, mais le propriétaire se retrouve face aux dégâts qu’il a causés. L’animal, lui, ne comprend pas la déception voire la réprimande de son maître alors qu’il est content de le revoir, ce qui ne fait qu’aggraver le problème.

Lorsque le maître n’est pas absent, son chien se met à lui suivre partout où il va. Il ne le quitte pas d’une semelle et se montre collant. S’il est agréable et touchant de constater que son compagnon soit aussi attaché, le fait de se sentir constamment suivi est particulièrement gênant. Ce comportement est aussi observé durant les promenades : le chien ne s’éloigne pas de plus de quelques dizaines de centimètres de son maître et, s’il s’aventure au-delà, le cherche constamment du regard.

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Un chien trop chouchouté ou auquel on n’a pas appris à être indépendant

On a donc bien compris que le chien qui suit son maître partout souffre d’une forme d’anxiété, celle de la séparation. Elle est la conséquence d’un apprentissage absent ou incomplet : celui de l’indépendance. Cette dernière s’acquiert assez tôt chez le chiot. Les premières semaines passées, la mère incite ses petits à couper progressivement les liens. Elle se met à repousser les chiots un peu trop collants, les pousse à prendre leurs distances. C’est de cette manière qu’ils comprennent qu’ils doivent commencer à voler de leurs propres ailes.

Quand on adopte un chien, quel que soit son âge, l’erreur à ne pas commettre est de casser cet apprentissage de l’indépendance en le chouchoutant à l’excès. On le fait souvent sans trop s’en rendre compte, car on est attendri par l’animal. On ne prend pas conscience qu’on en fait trop en le caressant dès qu’il le demande ou en lui accordant des privilèges, comme le fait de dormir dans le lit.

Habitué à ce que ses maîtres répondent à toutes ses sollicitations (câlins, nourriture, privilèges…), il revient sans cesse à la charge et devient cet animal pot de colle.

« Dé-ritualiser » le départ et le retour

Autre erreur que l’on a parfois tendance à commettre : le rituel du départ. De peur de faire souffrir le chien en le laissant seul à la maison, on se met à le câliner et à le caresser juste avant de sortir. Ceci ne fait que renforcer l’angoisse de la séparation. Ce rituel rend cette peur légitime à ses yeux. Il en est de même pour les retrouvailles, qui aggravent ses angoisses futures si elles sont trop sentimentales.

Pour atténuer ce comportement, il convient donc de faire en sorte que le départ et l’arrivée à la maison deviennent des évènements plus banals. Plus question de se confondre en caresses et en gâteries. Il est plutôt recommandé de se montrer plus ferme, d’attendre que le chien se soit calmé, puis de l’appeler pour le féliciter. C’est le maître qui doit décider du moment où il peut câliner le chien, et non pas le contraire.

Pour le rendre plus indépendant, il est aussi important de cesser de lui accorder des privilèges. Il doit dormir dans son couchage, pas dans le lit de son maître. L’accès au canapé et à certaines pièces (chambre des enfants, WC, cuisine…) doit lui être interdit.

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"Après l'accident de ma petite Mojito, mon magnifique Chihuahua, j'ai regretté de ne pas avoir souscrit à une assurance pour chien. Les frais vétérinaires se sont très vite envolés et il était indispensable pour moi, malgré le prix très élevé des soins, de sauver ma chienne. " (Annabelle, 31 ans, Marseille)

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