Qu’est-ce que le Raw Feeding pour chat ?

Illustration : "Qu’est-ce que le Raw Feeding pour chat ?"

Nourrir son chat selon les principes du raw feeding équivaut à rapprocher ses repas de ceux de ses ancêtres. Viande, os et abats crus composent, en effet, ce régime alimentaire qui intéresse un nombre croissant de maîtres.

De plus en plus de propriétaires de chats s’intéressent au raw feeding. Ils y voient un moyen de se défaire de la nourriture industrielle et de répondre aux attentes du carnivore strict qu’est leur animal de compagnie. Qu’en est-il au juste ?

Le raw feeding pour le chat : un régime alimentaire conforme à sa nature de carnivore ?

C’est dans sa ville de Windsor, en Nouvelle-Galles du Sud, que le vétérinaire australien Tom Lonsdale a progressivement développé le raw feeding tel que prôné et appliqué aujourd’hui.

La recherche d’un régime alimentaire plus sain

Une démarche qui fait écho à l’expression de la conviction, de la part de propriétaires d’animaux de compagnie de plus en plus nombreux, que la nourriture industrielle classique n’est pas en adéquation avec leurs besoins. La méfiance vis-à-vis des additifs de synthèse et d’autres substances nocives n’a fait que s’accroître et contribué à l’intérêt porté aux régimes alimentaires alternatifs ou naturels.

Pour le Dr Tom Lonsdale, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le sujet, le retour aux sources est indispensable pour les chats en ce qui concerne leur alimentation. Autrement dit, ils doivent se nourrir comme le faisaient leurs ancêtres et comme le font leurs cousins félins qui vivent à l’état sauvage.

Reconstituer une proie entière

Les repas de type raw feeding reconstituent donc, autant que possible, des proies entières. Comme si les chats les avaient eux-mêmes chassées. Ainsi, ils sont composés de viande (70 % environ), d’os charnus (enveloppés de viande – 10 à 15 %) et d’abats crus (10 à 15 %). Le poisson fait également partie du menu.

On peut occasionnellement y ajouter d’autres aliments pour compléter les apports : œufs, huiles de poissons, levure de bière…

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Meilleure santé buccodentaire (prévention de la formation du tartre grâce à la mastication), amélioration de l’état et de l’aspect du pelage, haleine moins marquée et vitalité figurent parmi les bienfaits attribués au raw feeding appliqué au chat.

Quelle différence avec le BARF pour chat ?

Le raw feeding est souvent comparé au BARF (« Biologically Appropriate Raw Food » – « nourriture crue biologiquement appropriée ») ou même confondu avec celui-ci. Le BARF a, lui aussi, été théorisé par un vétérinaire australien, Ian Billinghurst en l’occurrence.

Les 2 régimes alimentaires sont basés sur une alimentation carnée crue, mais ils se différencient l’un de l’autre sur certains points. Le principal étant que le raw feeding n’inclut que la viande, les os charnus et les abats crus, alors que le BARF intègre d’autres composants. Il s’agit, entre autres, des fruits et légumes, ou encore de compléments alimentaires (vitamines, probiotiques…).

Comment faire passer son chat d’une alimentation classique vers le raw feeding ?

Pour un chat habitué à ne manger que des croquettes, le passage vers une alimentation carnée crue peut donner lieu à des troubles digestifs s’il n’est pas effectué graduellement.

Il est généralement recommandé d’utiliser les aliments humides, autrement dit la pâtée pour chat, pour faciliter cette transition. Ainsi sur plusieurs jours, on peut introduire progressivement de la pâtée dans les repas de l’animal en en augmentant peu à peu la part, tout en réduisant celle des croquettes.

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Une fois passé à une alimentation constituée totalement de pâtée (cette phase ne doit pas durer pour éviter les carences), on peut incorporer la viande crue. Toujours de manière progressive. La proposer au chat en très petites quantités et hachée dans un premier temps serait une bonne idée.

Ensuite, on pourra lui en donner davantage et en morceaux, puis, au bout de 10 jours environ, commencer à ajouter les abats.

Après 3 semaines, il devient possible d’incorporer le poisson, qui pourra alors représenter environ 10 % du repas.

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