Istanbul : comment la ville est devenue un paradis pour les chats et chiens errants ?

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En Turquie, et plus précisément dans sa plus grande ville qu’est Istanbul, la coutume ancestrale encourage les habitants à prendre soin des animaux errants.

Mine Yildirim, doctorante à la New School for Social Research de New York et membre active de l’organisation de défense des animaux Dört Ayakli Sehir, explique que l’attitude bienveillante des stambouliotes envers les chiens et chats des rues « vient en partie de la tradition islamique et en partie de la structuration de l'espace public sous l'Empire ottoman », comme le rapporte GEO. Elle ajoute que la ville d’Istanbul « a gardé ses animaux comme composante de son espace public ».

Les autorités n’ont pas toujours été tendres avec eux, notamment au début du siècle dernier et au cours des années 1990, où ils étaient empoisonnés et éliminés en masse, mais la donne a changé en 2004. Cette année-là, la loi de protection des animaux est entrée en vigueur, avec entre autres l’obligation pour les mairies de s’occuper des chiens et chats errants.

Régulièrement déployés dans les rues de la mégapole turque, les « Vetbus », cabinets vétérinaires ambulants, complètent le système de soin animal stambouliote comprenant 6 centres. Leur déploiement facilite considérablement l’application de la politique de Capture-Stérilisation-Relâche-Maintien, avec pour objectif de vacciner, stériliser et traiter tous les chiens et chats errants de la ville, dont les populations respectives sont estimées à 130 000 et 165 000.

En principe, les animaux non adoptés après leur capture, stérilisation et vaccination sont ramenés à l’endroit où ils avaient été récupérés, mais pour Mine Yildirim, ce n’est pas toujours le cas dans les faits. Elle soupçonne certains employés de la municipalité de métropole d'Istanbul de relâcher des chiens et chats dans les bois.

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Pour sa part, Tugçe Demirlek, vétérinaire en chef du centre de soins de Sultangazi, regrette qu’il reste encore un nombre trop important de chiens errants non stérilisés et qui « continuent de se reproduire ». Des efforts restent donc à faire, même si les résultats annoncés par la mairie sont édifiants : 73 608 animaux pris en charge en 2018, soit près de 30 fois plus que le nombre atteint en 2004 (2 470). Par ailleurs, aucun cas de rage n’a été enregistré depuis 2016 à Istanbul.

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