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La vaccination du chiot

La vaccination est un acte de prévention et de protection qui appartient au 1er bilan de santé vétérinaire de votre chiot. Ce bilan est à envisager dès le plus jeune âge, afin de vérifier la croissance, l’identification et le statut vaccinal de votre animal. Votre vétérinaire vous expliquera en consultation contre quelles maladies infectieuses votre chiot peut être vacciné et adaptera avec vous son projet vaccinal en fonction de votre mode de vie. Contre quoi le vacciner et à quel prix ? Nos réponses.

Pour protéger votre chiot de certaines maladies infectieuses qu’il pourrait contracter, il est fortement recommandé de le faire vacciner afin de favoriser la mise en place d’une protection vaccinale de groupe (principe de santé publique). Les maladies pouvant également toucher les chiens adultes, il faudra respecter un calendrier vaccinal mis en place avec votre vétérinaire tout au long de sa vie.

Le vaccin est-il obligatoire ?

A ce jour, la vaccination du chien n'est pas obligatoire en France à une exception près : la vaccination contre la rage. Elle est imposée à tous les chiens qui voyagent à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union Européenne (dès passage de la frontière française) et aux chiens de catégories 1 et 2 dits « dangereux ».

Contre quoi le vacciner ?

Les vaccins "essentiels"

Habituellement on vaccine préventivement un chiot contre plusieurs maladies, potentiellement mortelles. Les vaccins dits « essentiels » sont les vaccins contre les virus de la maladie de Carré, l’Hépatite Infectieuse (ou maladie de Rubarth) et la parvovirose. La vaccination contre la rage s’applique au cas par cas mais pourra s’avérer obligatoire (voire précédemment).

  1. La maladie de Carré
    Elle est causée par un morbillivirus et présente un taux de mortalité de 50%. La transmission se fait essentiellement par inhalation du virus présent dans l’air et parfois par contact direct avec le virus. Parfois le système immunitaire parvient à éradiquer l’infection. Dans les autres cas, la maladie s’installe sous sa forme aiguë et peut être mortelle dans les 2 à 4 semaines. Elle touche surtout les jeunes animaux non vaccinés. La maladie peut se présenter sous différentes formes : fièvre, abattement, toux, écoulement nasal et oculaire, perte d’appétit puis vomissements, diarrhées et enfin troubles nerveux potentiellement mortels. Les traitements consisteront à réduire la gravité des symptômes en administrant des antibiotique, anti-diarrhéique, anti-vomitif, anti-douleur et anticonvulsivants si besoin. La prévention passe par l’isolement et la vaccination.

  2. L’Hépatite infectieuse canine ou maladie de Rubarth
    Elle est causée par l’adénovirus canin 1. Bien que plus rare actuellement grâce à la vaccination des populations canines, lorsqu’elle survient elle reste très contagieuse et se présente sous une forme aiguë à suraiguë parfois mortelle. La transmission se fait par ingestion d’urine, d’excréments contaminés ou de salive. Dans les cas de forme suraiguë chez les chiots de moins de 3 semaines, il n’y a que très peu voire pas de symptôme, on parle de mort subite. Dans la forme aiguë, l’hépatite qui s’aggrave progressivement explique la fièvre, l’abattement, la perte d’appétit, les vomissements/diarrhées, l’ictère (jaunisse) et la douleur abdominale. Le taux de mortalité est d’environ 20%. L’animal peut se remettre en quelques semaines sans séquelle majeure ou au contraire il peut se dégrader et mourir. Rarement, une forme bénigne est rencontrée se manifestant par juste un peu de fièvre et de diarrhée. Il n’existe pas de traitement spécifique. Le chiot/chien sera traité pour diminuer la gravité des symptômes : perfusion, antibiotique, anti-diarrhéique, anti –vomitif, anti-douleur. La prévention passe par l’isolement et la vaccination.

  3. La Parvovirose
    Elle est causée par le parvovirus canin de type 2. Elle présente un taux de mortalité de 10 à 20% (parfois plus) et se manifeste par une gastro-entérite hémorragique particulièrement dangereuse chez le chiot. Le virus se transmet par ingestion d’excréments contaminés ou par contact indirect avec un environnement/objet/personne contaminé car le virus est très résistant dans l’environnement. Les symptômes sont de la fièvre, un abattement, une perte d’appétit, des vomissements, une diarrhée hémorragique et une déshydratation. Les complications seront l’anémie et l’état de choc pouvant entrainer le décès. Le traitement devra être agressif, en isolement et en soins intensifs. Il consistera à soulager les symptômes en réhydratant le chiot et lui administrant perfusion, transfusion, antibiotiques, anti-vomitifs, anti-diarrhéiques et antidouleur. La prévention passe par l’isolement et la vaccination.

  4. La Rage
    Elle est causée par un lyssavirus. Gravissime, elle peut être transmise à l’homme. Il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire. Le virus est transmis par une morsure via la salive contaminée. La période d’incubation, moment entre l’infection est contractée et l’apparition des symptômes, est longue (plusieurs semaines à mois). Les symptômes sont ceux d’une inflammation du cerveau et vont de la modification du comportement de l’animal, à l’agressivité, l’altération de l’aboiement, des difficultés à déglutir et la paralysie progressive. La mort survient alors dans les 5 à 7 jours. Il n’existe pas de traitement. Tout animal soupçonné d’être atteint de rage ou pour lequel l’infection à été confirmée sera euthanasié. La prévention passe par l’isolement et la vaccination qui s’inscrit dans un cadre légal très strict (identification électronique préalable, vaccin rapporté dans le passeport européen, rappel des vaccins respectés, à la bonne date).

D’autres vaccins pourront être intéressants à mettre en place selon la situation familiale et environnementale du chiot : il s’agit des vaccins contre la leptospirose, la toux de chenil, la piroplasmose et la leishmaniose.

A lire aussi : "Le sevrage du chiot "

Les autres vaccins conseillés

  1. La leptospirose
    Elle est causée par une bactérie Leptospira interrogans. Elle peut se transmettre à l’homme. La transmission se fait par contact entre une plaie et l’urine infectée et plus rarement par morsure via la salive, par passage à travers le placenta ou encore par ingestion de viande infectée. Les rats constituent le réservoir majeur de la maladie. L’infection peut se présenter sous une forme suraiguë, qui se traduit par une mort très rapide, ou une forme subaiguë ou encore chronique. Les symptômes sont peu spécifiques d’abord avec de la fièvre, une perte d’appétit et de l’abattement. Puis on observera un ictère (jaunisse), des vomissements/diarrhées, un jetage nasal, un amaigrissement, une douleur abdominale et une douleur musculaire diffuse. La maladie peut se compliquer d’une insuffisance rénale et hépatique aiguës. On pourra aussi rencontrer des uvéites, des méningites et des avortements. La rémission est possible, toutefois, une fois infectés les chiens peuvent rester porteurs sans présenter de symptôme pendant un moment. Il existe un traitement antibiotique spécifique de l’agent pathogène auquel on ajoutera des traitements pour soulager les symptômes : perfusion, anti-vomitif, anti-diarrhéique et antidouleurs.

  2. La toux du chenil
    C’est une maladie respiratoire multifactorielle épidémique. Elle peut être causée par une association d’agents pathogènes bactériens et viraux. La principale bactérie est Bordetella bronchiseptica et les principaux virus sont le virus parainfluenza, les adénovirus canins 1 et 2, le réovirus canin, l’herpes virus canin et le coronavirus canin. Elle se transmet par contact avec les particules issues des éternuements et des expectorations des chiens atteints. L’infection est très contagieuse dans les lieux où les chiens sont présents en grand nombre avec des contacts étroits comme les chenils, pensions, refuges, expositions canines, … Les lésions occasionnées au niveau de la trachée et des voies respiratoires supérieures sont à l’origine d’une toux caractéristique, variable en intensité et en durée, d’éternuements et d’un écoulement nasal et oculaire. La toux lorsqu’elle est très forte peut donner envie de vomir. Elle est accentuée quand l’animal s’énerve ou fait de l’exercice. Il pourra également y avoir de la fièvre et l’atteinte pourra se compliquer en pneumonie. Les symptômes apparaissent 3 à 5 jours après l’infection et peuvent durer jusqu’à plus de 3 semaines.

    Les chiens guérissent pour la plupart complètement. Le traitement consiste en l’administration d’antibiotique, d’antitussifs, de bronchodilatateurs et d’anti-inflammatoires pour calmer la toux. La prévention passe par l’isolement et la vaccination.

  3. La piroplasmose
    Elle est causée par un parasite protozoaire sanguin Babesia sp. La transmission se fait via la morsure d’une tique. Le parasite sanguin se localise dans les globules rouges et les détruit. Les symptômes sont la présence d’hémoglobine dans les urines, des muqueuses pâles, de la fièvre, un abattement et une perte d’appétit. Sous sa forme suraiguë la maladie est mortelle suite à un choc hypotensif et une hypothermie. La maladie peut se compliquer d’une insuffisance rénale aiguë, une insuffisance hépatique, une anémie dans les semaines ou mois qui suivent l’infection. Il existe un traitement spécifique antiparasitaire auquel sera ajouté des traitements pour diminuer l’intensité des symptômes. La prévention passe par la vaccination.

  4. La leishmaniose
    Elle est causée par un parasite protozoaire de type Leishmania. La transmission se fait via la piqûre d’un moustique, le phlébotome. Le temps d’incubation de la maladie varie de quelques mois à plusieurs années. Il est parfois difficile de la reconnaître car elle peut se manifester sous différente formes. Les symptômes sont variables car de nombreux organes sont touchés et l’évolution est plutôt lente et progressive. On retrouvera des lésions cutanées, un amaigrissement, une diminution de l’appétit, une fonte des muscles de la face, un gonflement des nœuds lymphatiques, des lésions oculaires, des diarrhées chroniques, une insuffisance rénale, une insuffisance hépatique, des saignements de nez, une anémie ou encore une boiterie. Il existe un traitement spécifique antiparasitaire auquel sera ajouté des traitements pour diminuer l’intensité des symptômes. Le taux de guérison est faible mais une rémission est souvent observée lorsque les lésions organiques ne sont pas trop graves. La prévention passe par la vaccination.

Quand faire vacciner son chien ?

Jusqu’à ses 12 semaines, votre chiot est partiellement protégé par les anticorps donnés par sa mère via l’allaitement. L’efficacité de ces anticorps cesse rapidement et pour éviter qu’il ne contracte des maladies infectieuses il faut envisager la vaccination avant. D’une manière générale, la primo-vaccination se fait en 2 voire 3 temps. La 1ère injection se fait à 6-8 semaines puis les rappels se font toutes les 3 à 4 semaines jusqu’à 16 semaines et 1 an après la première injection. Au delà, la fréquence des rappels varie en fonction du vaccin, de la région et du mode de vie de l’animal.

La rage ne peut se faire légalement qu’à partir de l’âge de 3 mois, le vaccin ne sera légalement valable que 21 jours après l’injection, le 1er rappel s’effectue un an après la 1ère injection (jour pour jour) puis les rappels suivants seront réalisés tous les 1 à 3 ans en fonction du vaccin.

Les rappels au long de la vie de votre chien sont nécessaires pour stimuler correctement l’immunité mise en place par la vaccination envers les différents agents pathogènes ciblés.

Un calendrier vaccinal précis sera mis en place précisément avec votre vétérinaire de manière individuelle et adaptée.

Pour résumer : Les vaccins contre la maladie de Carré, l’Hépatite Infectieuse et la Parvovirose vous seront très fortement recommandés, ils sont souvent regroupés en 1 injection. A ces derniers pourra s’ajouter la vaccination contre la leptospirose qui est également fortement recommandée. Puis selon les cas, le vétérinaire vous proposera la vaccination contre la rage, la toux de chenil, la piroplasmose et la leishmaniose.

Le coût des vaccins ?

Pour la mise en place du protocole vaccinal il faudra compter au minimum 2 consultations vaccinales dans la 1ère année de vie de votre chiot. Les prix sont assez variables et dépendent de la région dans laquelle vous vivez et de la structure vétérinaire que vous fréquentez.

En moyenne, comptez entre 50 et 60 € par consultation et un budget global d’environ 150-200 € pour la première année, suivant les options vaccinales retenues.

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