Persistance du canal artériel (PCA) chez le chien

Illustration : "Persistance du canal artériel (PCA)"

Le développement cardio-respiratoire du chiot peut être affecté par diverses pathologies. La persistance du canal artériel en fait partie.

La persistance du canal artériel chez le chien correspond à une malformation cardiaque empêchant la bonne irrigation sanguine des poumons chez le chiot. Chez 6 chiens atteints sur 10, il y a décès avant l’âge de 18 mois si le problème n’est pas détecté et traité.

Une malformation cardiaque congénitale

La persistance du canal artériel (PCA) est l’une des malformations cardiaques congénitales les plus courantes chez le chien. De quoi s’agit-il ?

Le canal artériel est un petit vaisseau permettant au cœur du fœtus, puis du chiot nouveau-né, d’envoyer du sang dans les poumons. Chez un chiot sain, ce canal artériel se ferme spontanément quelques jours après la naissance et le cœur se met alors à irriguer les poumons par sa partie droite. Lorsque ce vaisseau ne se ferme pas, on parle de persistance du canal artériel. L’absence de fermeture de ce vaisseau s’explique par une plus faible proportion de muscles dans la paroi du canal, celui-ci n’arrive alors pas à se fermer entièrement.

Cette malformation a pour effet d’entraver l’acheminement d’oxygène vers les poumons (transporté par le sang), ce qui fatigue le cœur.

Statistiquement, les chiennes sont trois fois plus touchées par ce phénomène que les mâles. Par ailleurs, certaines races présentent une prédisposition, dont le Caniche, le Cavalier King Charles Spaniel, le Berger Allemand, le Yorkshire Terrier ou encore le Berger des Pyrénées.

Les symptômes de la PCA

Il est essentiel que la persistance du canal artériel soit détectée le plus tôt possible, car une prise en charge tardive augmente le risque de décès de l’animal. En effet, l’on estime que 60% des chiens souffrant de cette malformation meurent avant d’avoir atteint les 18 mois s’ils ne sont pas traités.

A cause de ce canal supplémentaire, la pression dans le cœur gauche est augmentée. Le cœur doit donc davantage travailler pour alimenter les poumons en sang. Cependant, les premiers symptômes ne sont pas évidents à reconnaître. En effet, la fatigue et le retard de croissance qui y sont généralement associés peuvent être pris par le maître pour les manifestations d’autres maladies. Il existe d’autres symptômes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille comme la dyspnée, la toux voire des syncopes.

Diagnostic de la persistance du canal artériel chez le chien

Il n’y a que le vétérinaire qui puisse confirmer la persistance du canal artériel chez le chien, d’où l’importance de faire ausculter son chiot le plus tôt possible.

En examinant le jeune animal, le vétérinaire peut percevoir à l’aide de son stéthoscope un souffle susceptible de laisser suspecter une PCA. Pour s’en assurer, un examen échocardiographique est généralement réalisé, tout comme un électrocardiogramme ou encore une radiographie du thorax.

La chirurgie, seule solution

Si le diagnostic est confirmé, le seul traitement à appliquer est la chirurgie, car l’usage de médicaments ne serait que palliatif. L’intervention consiste alors en la double ligature du canal artériel. Cette opération, bien qu’aujourd’hui assez répandue, reste délicate car elle nécessite pour atteindre le cœur de récliner un lobe pulmonaire.

Une telle opération ne peut être pratiquée que sur les jeunes chiens. Chez ceux plus âgés, on cherchera plutôt à agir sur les conséquences de la malformation et améliorer leur espérance de vie en leur prescrivant des médicaments symptomatiques, car l’intervention chirurgicale est beaucoup trop risquée pour eux.

Révision vétérinaire

Mathilde Decuyper

Élève à l'École Nationale Vétérinaire d'Alfort et consultante pour ProVéto Junior Conseil

"Après l'accident de ma petite Mojito, mon magnifique Chihuahua, j'ai regretté de ne pas avoir souscrit à une assurance pour chien. Les frais vétérinaires se sont très vite envolés et il était indispensable pour moi, malgré le prix très élevé des soins, de sauver ma chienne. " (Annabelle, 31 ans, Marseille)

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