Une jeune femme handicapée accompagnée de son chien d'assistance se voit refuser l'accès au bus parce qu'il ne porte pas de muselière !

Alors que la loi autorise les chiens d’assistance à accéder aux transports en commun sans muselière, une étudiante lorientaise accompagnée du sien a été contrainte de descendre d’un bus par le conducteur parce que l’animal n’était pas muselé.

Illustration : "Une jeune femme handicapée accompagnée de son chien d'assistance se voit refuser l'accès au bus parce qu'il ne porte pas de muselière !"

Auregan Sevellec et son Labrador-Retriever Gitane avaient tout à fait le droit de poursuivre leur trajet en bus, son chien d’assistance n’ayant pas besoin d’être muselé dans les transports en commun, mais ils ont dû en descendre après en avoir été enjoints par le conducteur. C’est ce que rapporte Le Télégramme.

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L’incident a eu lieu jeudi dernier (29 octobre 2020) à la mi-journée. La jeune femme venait de prendre un premier bus de la CTRL (Compagnie des Transports de la Région Lorientaise), puis un second, toujours accompagnée de Gitane. Au niveau de la station place Alsace-Lorraine, le conducteur lui a demandé de mettre une muselière à son chien, sans quoi elle devait descendre du véhicule.

L’étudiante de 26 ans, qui se déplace en fauteuil roulant à cause d’une maladie rare, lui a rappelé que la loi prévoyait une exception pour les chiens d’assistance. Le chauffeur a alors contacté ses supérieurs, puis a réitéré sa demande à l’usagère.

Auregan Sevellec n’a pas insisté et a dû se résoudre à quitter le bus. « C’est la première fois que cela m’arrive », a-t-elle regretté, elle qui prenait les transports en commun avec son chien depuis 7 ans.

Excuses de la CTRL et démarche informative d'Auregan Sevellec

Plutôt que de porter plainte, elle a préféré envoyer un mail à la compagnie, qui lui a présenté ses excuses « pour la gêne occasionnée ». Dans sa réponse, la CTRL a indiqué que quand le chauffeur avait appelé son responsable, il n’avait « pas précisé à l’opérateur qu’il s’agissait d’un handichien ». L’interlocuteur du conducteur lui avait donc demandé de faire appliquer le règlement intérieur, selon lequel « les chiens ne peuvent être acceptés à bord si ceux-ci ne sont pas muselés ».

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Pour sa part, Auregan Sevellec ne veut pas accabler ledit conducteur « qui a cru appliquer le règlement ». Sa démarche vise avant tout à faire en sorte que professionnels des transports et usagers connaissent la réglementation sur les chiens d’assistance.

Une compréhension d’autant plus importante que 5 chiots actuellement en formation devraient bientôt commencer à emprunter les bus en compagnie d’éducateurs non handicapés. Le but est donc d’ « éviter les quiproquos », conclut-elle.

1 commentaire

  • Invité

    Invité a écrit : 05/11/20

    le conducteur devait quand même savoir que les chiens pour personnes handicapés n'ont pas à porter de muselière...(et quand bien même il ne le savait pas, ce n'est pas une raison pour faire descendre la jeune fille et son chien)

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