Récupérés dans un camp de fortune, ces 300 chiens de combats ne croyaient plus en rien

Illustration : "Récupérés dans un camp de fortune, ces 300 chiens de combats ne croyaient plus en rien"

L’histoire d’Evan et des 366 autres chiens utilisés pour le combat, secourus par la police et des associations, est la preuve que tout animal mérite d’avoir sa chance.

L’affaire des « 367 » avait choqué et ému énormément de monde en 2013 aux Etats-Unis. 367, c’est le nombre de chiens secourus, libérés de camps où ils étaient entraînés à se battre et vivaient dans les pires conditions, dans 3 grands Etats du Sud : l’Alabama, le Mississippi et la Géorgie.

Comme le rapporte The Dodo, l’intervention avait eu lieu au bout de 3 ans d’enquête. Celle-ci avait été ouverte par la police de l’Alabama, soutenue par le FBI et le bureau du procureur des Etats-Unis. La Humane Society of the United States (HSUS) et l’American Society for the Prevention of Cruelty to Animals (ASPCA) étaient sur les lieux pour évacuer les chiens et les prendre en charge dans leurs refuges respectifs.

Les canidés étaient attachés à de courtes et lourdes chaînes, entourés des cadavres de leurs congénères, infestés de parasites intestinaux, carencés, blessés et gardés dehors en permanence, à la merci de la météo. En plus des soins, les animaux ont été suivis par des comportementalistes qui les ont aidés à surmonter leurs traumatismes.

L’un d’eux s’appelle Evan. Pour lui, la transition vers la vie normale n’a pas été facile. Il est longtemps resté en retrait dans son box de refuge après son sauvetage. Il avait les dents tellement usées et infectées, très probablement en tentant désespérément de se défaire de sa chaîne, que les vétérinaires ont dû toutes les retirer. Il souffrait également de problèmes dermatologiques, qui ne sont plus aujourd’hui qu’un mauvais souvenir grâce aux traitements. Evan a réussi à remonter la pente et a réappris à faire confiance aux humains.

Après le refuge, il a été confié à une première famille d’accueil, celle de Mandy et Kevin Malecek, mais ces derniers devaient déménager. Son court séjour chez le couple s’est toutefois très bien passé. Par la suite, c’est Charlie Stephenson, déjà propriétaire d’un Pitbull de 6 ans nommé Emmett et d’une femelle Teckel de 13 ans appelée Penelope, qui l’a accueilli à son tour. Là encore, la cohabitation s’est parfaitement déroulée.

Emmett a joué un rôle capital dans la réhabilitation d’Evan, qui a beaucoup appris en l’observant et en l’imitant. Puis Charlie Stephenson a adopté une femelle Pitbull, Ivy, avec laquelle Evan est devenu très proche. C’est donc une famille soudée qui s’est formée autour du quadrupède autrefois maltraité et forcé à se battre contre ses congénères.

Depuis que les Malecek ont terminé leur déménagement, Evan leur rend souvent visite. En fait, son temps est quasiment partagé entre les 2 maisons. Il se plaît autant dans l’une que dans l’autre. Chez Mandy et Kevin, il s’entend aussi très bien avec leur chat.

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On est donc bien loin du chien considéré comme dangereux. Evan est même la preuve qu’il est possible d’apprendre à un canidé à retrouver une existence paisible, en harmonie avec ceux qui l’entourent. En 2 mots, une vie heureuse, celle à laquelle tous les chiens devraient pouvoir prétendre.

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