Coronavirus chez le chat

Illustration : "Coronavirus félin"

Le coronavirus félin est potentiellement porté par de nombreux chats. Il ne provoque toutefois pas de maladie chez tous les porteurs. Dans de rares cas, il peut déclencher une pathologie sévère qu’il est difficile, voire impossible de traiter. Voyons-en les modes de transmission, les symptômes et les autres caractéristiques.

Un chat vivant en collectivité et ayant l’habitude d’évoluer librement à l’extérieur, et donc de rencontrer ses congénères, est plus exposé au risque de porter le coronavirus félin. En fait, une bonne partie de la population féline est porteuse de? ce virus, mais ce dernier ne déclenche pas systématiquement de maladie.

Il n’existe pas de prédisposition raciale concernant le coronavirus félin. Cependant, certaines tranches d’âge sont plus touchées que d’autres : la mortalité liée au coronavirus félin advient surtout chez les jeunes chats (entre 3 mois et 3 ans) et les vieux chats (entre 10 et 14 ans). Ils vivent très souvent en collectivité. 

Quand le portage du virus conduit à la maladie, la pathologie qui se déclare peut être plus ou moins grave. Cela peut aller de la forme bénigne, avec des symptômes légers et qu’il est simple de traiter, à celle beaucoup plus grave et même mortelle qu’est la péritonite infectieuse féline (PIF).

Le coronavirus félin touche surtout les chats : les félidés sauvages sont peu touchés. L’infection par ce virus est fréquente mais la maladie se déclenche rarement. En effet, un chat peut rester porteur sain, sans tomber malade. Ainsi, on compte entre 10 et 40% de chats malades selon les populations, mais moins de 2 % des animaux infectés contractent la maladie. 

Un virus aux conséquences plus ou moins graves

Très contagieux, le coronavirus félin est transmis d’un chat à un autre principalement par le biais de la salive et des selles.

Dans la plupart des cas, le système immunitaire du chat porteur du virus peut en venir à bout. Mais dans certaines situations, il n’y parvient pas et l’animal est quasiment condamné si c’est la forme PIF qui se développe.

La variété des formes qui caractérise le coronavirus félin s’explique par le fait qu’il s’agit d’un virus à ARN, ou ribovirus. Cela signifie que son matériel génétique est constitué d’acide ribonucléique et qu’il est capable de muter plusieurs fois au cours de son cycle chez le chat.

Les symptômes constatés chez le chat atteint de coronavirus félin

Les symptômes qui se manifestent chez le chat affecté par le coronavirus félin dépendent de la forme du virus.

Elle peut être bénigne ou entérite (digestive), et ne donne alors lieu qu’à des troubles relativement mineurs, mais qu’il est essentiel de soigner sans tarder pour éviter les complications comme la déshydratation du chat. Diarrhée et vomissements peuvent ainsi être observés.

Pour sa part, la péritonite infectieuse féline (PIF), qui est beaucoup plus préoccupante, se présent sous deux formes : une humide et une autre sèche. Dans les deux cas, les symptômes initiaux ne laissent pas envisager une pathologie aussi grave, car ils peuvent faire penser à d’autres atteintes courantes : fièvre, perte d’énergie et d’appétit… C’est lorsque cet état n’est pas amélioré par l’antibiothérapie que l’on peut suspecter une PIF.

Les signes cliniques peuvent alors évoluer vers la forme humide, caractérisée notamment par l’accumulation de liquides (épanchement) et l’inflammation des parois des vaisseaux sanguins. Vomissements et diarrhée peuvent également survenir si l’appareil digestif est touché par le virus.

Si c’est la forme sèche qui se déclare, les symptômes sont généralement d’ordre hépato-rénal, nerveux ou oculaire. Autrement dit, le chat atteint peut souffrir d’une insuffisance rénale ou hépatique, de tremblements, de convulsions, d’uvéite (inflammation de l’uvée, partie intermédiaire pigmentaire de l’œil) ou d’hémorragie dans l’œil.

Traitement et prévention

Dans le cas où le coronavirus félin a déclenché une péritonite infectieuse, il n’existe malheureusement pas de traitement. Les soins consistent alors à atténuer les symptômes pour améliorer la qualité de vie du chat malade. Antibiotiques, antalgiques, immunostimulants, ponctions de liquide ou encore cortisone (pour limiter les inflammations) sont ainsi prescrits par le vétérinaire.

Dans sa forme légère, en revanche, le traitement est possible et même efficace. Il s’agit ici de contrer les vomissements et la diarrhée et de laisser le temps aux défenses naturelles de l’animal de combattre le virus. On veillera néanmoins à bien réhydrater le chat, en le mettant sous perfusion si nécessaire.

Aujourd’hui, il n’y pas encore de vaccin véritablement efficient contre le coronavirus félin. Les principales mesures de prévention sont donc d’instaurer une hygiène méticuleuse (désinfection systématique de l’environnement des chats) et d’isoler tout animal chez lequel le virus a été détecté.

Un traitement antiviral est en développement depuis quelques années et montre des résultats prometteurs. Les chercheurs ont bon espoir que cela débouche sur la commercialisation de molécules utilisables en pratique vétérinaire, mais pour le moment le processus reste inabouti et très coûteux.

Révision vétérinaire

Alexia Loscos

Élève à l'École Nationale Vétérinaire d'Alfort et consultante pour ProVéto Junior Conseil

" J'ai souscrit à une assurance pour Nelson, mon jeune chat, dès sa naissance et j'ai été très heureux d'avoir cette assurance pour chat le jour où il s'est cassé la patte en jouant. Les soins chez le vétérinaire ont été pris en charge et lorsque l'on est étudiant, on a pas forcément le budget pour assurer ce type de dépense. " (Jules, étudiant à Lille)

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