Piroplasmose chez le chat

Illustration : "Piroplasmose"

Certes, la piroplasmose se rencontre davantage chez le chien que chez le chat, mais lorsqu’elle survient chez nos compagnons félins, elle est à prendre très au sérieux en raison de sa grande dangerosité.

Il s’agit, en effet, d’une maladie aux conséquences pouvant être désastreuses pour le chat infecté, surtout si elle n’a pas été prise en charge dès les premiers symptômes. 

La piroplasmose du chat, une maladie transmise par les tiques

Intéressons-nous tout d’abord à la cause de cette maladie. A l’origine de la pathologie se trouve un parasite appelé Babesia canis. Comment parvient-il jusqu’à l’organisme du félin ? Par l’intermédiaire de la tique.

Le minuscule acarien, cauchemar des propriétaires de chats, mais aussi de chiens, attend la moindre occasion de s’accrocher à son hôte pour se nourrir de son sang et, par la même occasion, lui inoculer toutes sortes d’organismes pathogènes. Deux espèces de tiques peuvent être mises en cause : Rhipicephalus sanguineus et Dermacentor reticulatus.

Lorsque le parasite Babesia canis est transmis au chat par une tique, il se développe dans son sang et attaque ses globules rouges en provoquant leur éclatement. Ce faisant, l’intoxication de l’organisme du félin s’accélère.

Les symptômes de la piroplasmose chez le chat

Lorsqu’un chat est infecté par le parasite de la piroplasmose et que la maladie s’installe, le symptôme initial est généralement une perte considérable d’énergie et d’activité. L’animal est abattu, rechigne au moindre effort et passe le plus clair de son temps couché. On peut même parler de dépression chez le chat.

Par la suite, il perd progressivement l’appétit, ce qui provoque un amaigrissement. Dans le même temps, son système immunitaire s’affaiblit, ce qui rend son organisme encore plus vulnérable face à l’attaque infectieuse.

Le chat souffrant de piroplasmose est également sujet à de la diarrhée, ce qui donne lieu également à une déshydratation de plus en plus sévère.

De plus, le syndrome hémolytique, c’est-à-dire l’atteinte des globules rouges, peut entraîner une anémie, qui elle-même peut être la cause d’une insuffisance rénale aiguë potentiellement mortelle.

Diagnostic, traitement et prévention de la piroplasmose du chat

Lorsque les symptômes évoqués plus haut sont constatés, le chat doit être ausculté le plus vite possible par le vétérinaire. On estime, en effet, que si l’animal n’est pas soigné sous 48 heures, l’infection peut avoir des effets gravissimes sur son état de santé, voire provoquer son décès.

Comment le vétérinaire établit-il son diagnostic ?

Le diagnostic vétérinaire consiste, dans un premier temps, à analyser un prélèvement de sang effectué dans le pavillon de l’oreille du chat. Si cet examen n’est pas suffisant, le spécialiste aura recours à un autre de type PCR dont le but est de confirmer la présence de Babesia canis dans le sang par la détection de l’ADN de ce parasite.

Quel traitement contre cette maladie ?

Le traitement de la piroplasmose du chat repose sur une antibiothérapie conséquente, administrée par injection. Celle-ci a pour but de pallier la baisse d’immunité provoquée par le parasite. Mais cela peut s’avérer insuffisant dans certains cas ; une mise sous perfusion s’impose alors, voire une transfusion sanguine. De plus, le vétérinaire associera à ce traitement des supports symptomatiques.

Comment prévenir la piroplasmose chez le chat ?

Le meilleur moyen de prévenir la piroplasmose du chat est de protéger l’animal contre le vecteur du parasite et de la maladie : la tique, donc.

Pour cela, le collier anti-tique et la pipette spot-on anti-tique demeurent efficaces. Il convient également de vérifier soi-même régulièrement le pelage et la peau du chat pour détecter et ôter d’éventuels parasites externes. Si vous détectez une tique sur la peau de votre animal, munissez-vous d’un tire-tique adapté au retrait des tiques ou adressez-vous à votre vétérinaire. Une tique mal retirée peut provoquer une infection à cause de la tête du parasite restée ancrée dans l’épiderme.

Révision vétérinaire

Mathilde Decuyper

Élève à l'École Nationale Vétérinaire d'Alfort et consultante pour ProVéto Junior Conseil

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