Diabète sucré chez le chat

Illustration : "Diabète sucré félin"

L’obésité prédispose les chats à une variété de maladies, dont le diabète sucré félin. Mais le surpoids n’est pas le seul élément pouvant le favoriser.

Le diabète sucré félin apparaît généralement chez le chat d’âge mûr, voire le senior. Dans des cas plus rares, il peut se manifester chez le chaton. C’est une maladie qui correspond à une élévation chronique du taux de glucose, provenant de la dégradation du sucre, dans le sang. Le diabète se soigne bien mais nécessite un traitement à vie dans la plupart des cas. 

Qu’est-ce que le diabète sucré du chat et quelles en sont les causes ?

Dans certaines circonstances, il arrive que le taux de sucre ou glucose dans le sang connaisse une élévation, appelée hyperglycémie. Néanmoins, lorsque ce phénomène est chronique, on parle de diabète sucré.

Cette maladie est causée par un déficit en insuline, une hormone produite par le pancréas, à l’origine d’une mauvaise utilisation du glucose par l’organisme. En effet, le rôle de l’insuline consiste à diminuer le taux de glucose dans le sang, après les repas notamment, afin de conserver une glycémie stable.

L’obésité du chat est un facteur prépondérant dans l’apparition du diabète sucré. D’autres causes, comme l’utilisation prolongée de médicaments tels que les corticoïdes, sont également susceptibles de favoriser le diabète sucré félin.

Dans la majorité des cas, il se déclare chez le chat entre l’âge de 6 et 10 ans. Par ailleurs, il touche davantage les mâles que les femelles. 

Il existe différents types de diabètes chez le chat, selon l’origine du mauvais fonctionnement de l’insuline. 80% des chats sont atteints de diabète de type II, comparable à celui retrouvé chez l’Homme, favorisé par l’obésité. Le Burmese semble prédisposé à ce type de diabète. Le diabète de type I peut se rencontrer chez le chaton mais reste rare tandis que le diabète de type III fait en général suite à une affection antérieure.

Les symptômes du diabète sucré félin

Le diabète sucré félin peut amener le chat à boire de manière anormalement fréquente. Il se met donc aussi à uriner souvent.

Le chat peut également adopter un comportement alimentaire inhabituel : perte d’appétit ou, au contraire, appétit exagéré, souvent accompagné d’une perte de poids paradoxale. Il est également possible d’observer une perte d’énergie, un pelage terne ainsi que des squames dans les poils.

La plantigradie, qui désigne le fait de marche sur la plante des pattes, ainsi que les infections urinaires sont des complications du diabète sucré félin.

Dans de rares cas, le diabète sucré peut aboutir à une situation d’urgence médicale appelée crise acido-cétosique : le chat est alors abattu, présente des vomissements, est déshydraté, respire vite et peut tomber dans le coma.

Diagnostic et traitement du diabète sucré

Pour diagnostiquer le diabète sucré félin, le vétérinaire effectue des analyses de sang et d’urine. Il peut donc constater une augmentation du taux de glucose dans le sang, mais d’autres indicateurs doivent être relevés conjointement à cette hyperglycémie pour confirmer la maladie.

Il est également possible de recourir à une échographie de l’abdomen afin d’examiner le pancréas de manière plus précise.

Le traitement du diabète sucré félin consiste en des injections biquotidiennes d’insuline, à heures fixes après les repas et à vie. Dans certains cas, le chat peut être hospitalisé pendant une journée dans le but de bien mettre en place l’insulinothérapie. Un suivi régulier chez un vétérinaire est nécessaire afin d’ajuster les doses d’insuline au fur et à mesure du traitement.

Dans tous les cas de figure, le traitement du diabète sucré chez le chat nécessite des modifications sur le plan alimentaire. Il s’agit alors de diminuer les apports glucidiques et énergétiques et d’augmenter l’apport protéique, par le biais de croquettes spécialisées ou grâce à une ration ménagère adaptée. Il est également nécessaire d’assurer une dépense physique à son chat, en jouant avec lui ou en lui fournissant un environnement propice à l’exercice.

Une rémission peut être observée dans environ 30% des cas, si la maladie est détectée suffisamment tôt et prise en charge rapidement.

 

Révision vétérinaire

Florine HACHE

Élève à l'École Nationale Vétérinaire d'Alfort et consultante pour ProVéto Junior Conseil

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