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La saillie chez le chien

Illustration : "La saillie chez le chien"

Certains propriétaires de chiens préfèrent les stériliser, tandis que d’autres en font plutôt des reproducteurs. Qu’il s’agisse d’envisager une ou plusieurs portées au cours de la vie de son animal, la saillie ne doit pas être réalisée au hasard. Il existe plusieurs données à prendre en compte pour que tout se déroule comme prévu.

La reproduction canine comporte des spécificités qu’il est essentiel de connaître avant d’envisager une saillie pour son chien ou sa chienne. C’est la santé de l’animal, mais aussi celle des chiots à naître qui sont en jeu.

Quelle période choisir pour la reproduction ?

Les chiennes n’acceptent pas l’accouplement hors de leurs périodes de chaleur. D’ailleurs, les mâles ne sont stimulés que durant ces dernières, car les femelles envoient des signaux olfactifs et hormonaux dans ce sens.

Les chaleurs constituent donc la période propice à la reproduction. Les premières chaleurs surviennent à des moments variables en fonction de la taille de la chienne : 6 mois chez les petites chiennes (comme le Yorkshire par exemple) et jusqu’à 18 mois chez les plus grandes (comme le Saint-Bernard ou le Dogue Allemand). Ensuite, les chaleurs réapparaîtront 2 fois par an en moyenne.

La période des chaleurs comporte 2 grandes phases : le pro-œstrus et l’œstrus.

  • Durant le pro-oestrus, qui dure 9 jours en moyenne (de 3 à 20 jours en fonction des chiennes), la femelle perd quelques gouttes de sang et sa vulve est gonflée mais elle n’est pas encore prête à s’accoupler. La femelle attire les mâles mais refuse la saillie
  • Les 9 jours suivants, qui constituent la phase d’œstrus, la chienne accepte la copulation, mais elle ne peut être fécondée qu’à partir du 3e jour de cette étape (l’ovulation ne survient que 48 heures après que l’œstrus ait débuté).

A partir de là, on peut programmer les dates des saillies. L’idéal serait donc de réunir le mâle et la femelle entre le 11e et le 13e jour de chaleur. En revanche, les laisser trop souvent ensemble peut fatiguer le chien et accroître les risques de fracture du pénis.

Tout dépendra de la disponibilité du mâle et de la femelle. Le vétérinaire peut aider le propriétaire dans le suivi des chaleurs grâce à des frottis ou des prises de sang afin de déterminer les périodes les plus propices à l’accouplement.

Le lieu de la saillie

De manière générale, il est conseillé d’organiser la saillie dans le lieu où vit le mâle. Ce dernier se trouvera ainsi dans son territoire, ce qui favorisera grandement son comportement de dominance vis-à-vis de la femelle.

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De plus, l’organisme du chien est considérablement sollicité durant l’accouplement, qui nécessite énormément d’énergie de sa part. Il a par ailleurs besoin d’un certain temps avant de se remettre de ses efforts. Il est donc préférable de lui éviter la fatigue supplémentaire associée au trajet.

Le déroulement de l’accouplement

La saillie comporte plusieurs étapes. La durée de l’ensemble est très variable, mais la moyenne se situe généralement autour d’une vingtaine de minutes.

  • La première phase est celle du comportement précopulatoire : c’est une sorte de parade durant laquelle le mâle se rapproche de la femelle et lui renifle la vulve.
  • La seconde phase est celle de l’accouplement à proprement parler : le chien chevauche la chienne et la pénètre.
  • La troisième et dernière phase est celle du comportement postcopulatoire : le mâle se retourne, alors que son pénis est toujours en place : on parle d’ancrage. Les deux partenaires sont alors « croupe contre croupe » et restent ainsi connectés l’un à l’autre pendant plusieurs minutes. C’est durant cette phase que le chien court le risque de se fracturer le pénis. Cette position quelque peu étrange est importante pour que la saillie soit fécondante.

Si la saillie s’est bien déroulée, la gestation qui en découle dure 2 mois environ (entre 8 et 9 semaines).

Attention parfois la saillie ne se passe pas avec le mâle que l’on aurait choisi… si le mâle couvre déjà la femelle, alors plus rien à faire, et surtout pas les séparer. Les chiens sont « bloqués » l’un dans l’autre, il ne faut surtout pas les séparer, vous feriez mal au mâle (fracture de l’os pénien) et à la femelle (déchirure vaginale…).

A lire aussi : "Les chaleurs chez la chienne"

Un accord entre les propriétaires du mâle et de la femelle

En règle générale, les propriétaires du mâle et de la femelle se mettent d’accord sur les modalités de la saillie avant de la programmer. Il est d’usage que le propriétaire de la chienne prenne tous les frais en charge, car il bénéficiera de la majeure partie de la portée.

Quant au propriétaire du mâle, il a deux possibilités : choisir un chiot dans la portée ou obtenir l’équivalent du prix d’un chiot.

Dans le cas où vous êtes le propriétaire d’une chienne inscrite au livre des Origines Françaises (LOF) et que vous la faites reproduire avec un mâle lui aussi inscrit, il vous faudra déclarer la saillie puis les naissances auprès de la Centrale canine afin que les petits soient eux aussi considérés comme chiens de race.

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