En Île-de-France, 2 femmes et un vétérinaire sont jugés pour un trafic massif de Teckels nains

À Évry (Essonne), une enquête a permis d’identifier un réseau illégal de trafic de chiens entre la Roumanie et la France. Les 3 personnes visées devront se présenter à un procès ayant lieu au milieu de l’été. Au total, 300 Teckels nains seraient concernés par ce réseau, enfin démantelé.

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L’enquête a été ouverte en 2025 suite à la plainte d’un habitant de Leuville-sur-Orge ayant rapporté des faits de maltraitance à l’encontre de 8 chiots. D’autres plaintes, émanant d’associations ont suivi. Ensuite, ce sont 4 chiots qui ont été découverts à Brétigny-sur-Orge. L’équipe à l’origine de l’enquête en a rapidement appris plus sur les conditions de vie et le devenir de ces nombreux chiots, raconte Actu.

Un système rodé

2 femmes d’origine roumaine et un vétérinaire tenaient ce réseau illégal. Acheminés depuis la Roumanie, les Teckels nains étaient achetés pour une somme de 500 euors, puis vendus à des particuliers en France par le biais d’annonces, pour une somme pouvant aller de 900 à 1800 euros.

Le vétérinaire, acceptant d’équiper les chiots de puces d’identification contre des sommes d’argent importantes, a été repéré comme un acteur majeur de ce trafic. À ce jour, une somme de 19 000 euros a été retrouvée à son domicile.

Des « clients peu regardants sur les conditions d’élevage »

Lorène Jacquet, responsable des affaires publiques pour la Fondation 30 Millions d’Amis, exprime avec clarté son analyse de la situation : « Ce type de business occulte et mafieux est malheureusement fréquent, car il permet à des réseaux de trafiquants de vendre à prix d’or sur le marché français des animaux produits à moindre coût dans des conditions sordides ».

Selon elle, ce trafic reflète un état d’esprit bien particulier : « l’appât du gain l’emportera sur le risque pénal », rappelle-t-elle à propos des personnes mises en cause.

Une affaire complexe

Lors de sa garde-à-vue, le vétérinaire n’a pas avoué les faits, malgré les preuves avancées de manière évidente contre lui. Il en est de même pour l’une des 2 femmes, ne reconnaissant pas son implication. Une seule personne du trio a reconnu à l’heure actuelle avoir acheminé les chiots depuis la Roumanie jusqu’en France.

Le procès permettra aux accusés de connaître la peine encourue après la mise au grand jour de ce trafic massif ayant mis en danger la vie de centaines de Teckels nains.

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