Une expulsion révèle 14 chats dans une caravane insalubre, dont plusieurs très maigres
Près de Halls Mill Road, à Mobile en Alabama (États-Unis), l'expulsion d'un locataire a conduit les agents des services animaliers de la ville jusqu'à une caravane insalubre où vivaient 14 chats, rapportait WKRG News 5 le 21 octobre 2026.
La ville venait d'adopter une nouvelle ordonnance municipale sur les animaux, appliquée depuis une quinzaine de jours seulement au moment des faits, et ce dossier est le premier cas d'accumulation d'animaux recensé depuis. Les 14 félins ont été recueillis par l'association Friends of the Mobile Animal Shelter (FOMAS).
Robert Bryant, directeur des services animaliers de Mobile, a décrit ce que ses agents ont trouvé sur place : des amas de poils et d'excréments et, parmi les 14 chats, plusieurs animaux très maigres, le corps couvert de plaies.

« Parfois, les gens se laissent déborder et ne réalisent à quel point la situation a dégénéré qu'au moment où nous arrivons », a commenté le responsable à propos de ce type de situations, sans viser un dossier en particulier.
À ses yeux, un tel environnement ne met pas seulement en péril les bêtes qui y vivent. « C'est dangereux, pas seulement pour la santé des chats, mais aussi pour celle de l'occupant », a-t-il insisté, avant d'ajouter que les voisins aussi pouvaient être exposés.
Le propriétaire a accepté de se séparer de l'ensemble des 14 chats.

Une ordonnance en vigueur depuis 2 semaines
Quelques semaines plus tôt, Mobile avait durci sa réglementation : la municipalité venait de voter un texte renforçant les obligations des détenteurs d'animaux de compagnie, tant sur leur garde que sur les soins à leur apporter. Cette découverte en constitue le premier cas d'accumulation recensé.
Robert Bryant en a résumé le principe : quand un foyer héberge plus de 5 chiens ou chats et que cela crée une nuisance excessive, à cause de mauvaises odeurs, d'aboiements à répétition ou de puces, il faut redescendre à 5 animaux au plus.
Le texte vise aussi à prévenir l'accumulation d'animaux. Le directeur se garde cependant de conclure à une négligence volontaire dans chaque dossier, rappelant que certaines personnes se laissent submerger en tentant de s'occuper d'un trop grand nombre de bêtes. « Parfois c'est une question de santé mentale, parfois de santé en général », a-t-il précisé.

Entre les mains de FOMAS, plusieurs des rescapés restent gravement malades et sont toujours sous traitement.
D'autres, dont l'état le permet, peuvent dès à présent rejoindre une famille d'accueil, le temps que l'association poursuive leur rétablissement et leur trouve un foyer définitif.
FOMAS signale par ailleurs que ses réserves de pâtée et de croquettes sont presque épuisées. Elle invite donc les habitants à faire un don via son site et à se manifester pour adopter ces chats.
Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web