Amputée d'une patte, cette chatte est devenue la mascotte de la clinique vétérinaire qui l'a sauvée en Lot-et-Garonne
À l'automne 2022, une jeune chatte aux longs poils sombres, probablement percutée par un véhicule, a été amenée grièvement blessée dans une clinique vétérinaire de Marmande, dans le Lot-et-Garonne. Pour la sauver, l'équipe a dû lui retirer une patte arrière. Aujourd'hui, celle que l'on surnomme Bancale occupe une place bien particulière entre ces murs…
C'est un habitué de la clinique vétérinaire Roc qui a franchi la porte ce jour-là avec la petite blessée, âgée de quelques mois à peine. Son histoire, relayée par actu.fr, a débuté à un moment singulier pour l'établissement : l'équipe venait de perdre le chat roux qui en était la mascotte, et cet habitué possédait déjà de nombreux animaux chez lui, se souvient le Dr Martin, vétérinaire.

« On les a faits en sachant qu'on allait l'adopter derrière »
Chez cette boule de poils, la patte blessée était trop abîmée pour être conservée, si bien qu'elle a dû être amputée. Cette première intervention n'a toutefois marqué que le début d'un long parcours.
Les soins prodigués à ses pattes se sont en effet étalés sur 6 mois et ont réclamé plusieurs opérations, pour un coût assez important. « C’étaient des soins lourds et longs. On les a faits en sachant qu’on allait l’adopter derrière », confie le Dr Martin. L'équipe savait donc, dès le départ, qu'elle garderait la petite chatte auprès d'elle.
Bancale a trouvé son foyer
Un panier a été installé pour elle dans le hall de la clinique de Marmande. Quant à son surnom, il va droit au but : avec sa patte arrière manquante, Bancale se reconnaît au premier coup d'œil parmi les visiteurs.
Son quotidien ressemble à celui de n'importe quel félin : elle chasse dehors, entre, ressort, s'accorde de longues siestes et croise du monde du matin au soir. « C’est un vrai chat, avec des caprices de chat », résume le Dr Martin.
Sa présence rend par ailleurs service. Si Bancale débarrasse les environs des souris, le vétérinaire observe surtout l'effet apaisant qu'elle exerce sur les clients de la clinique.

Le rappel du vétérinaire
Le Dr Martin ne veut pas que cette belle issue fasse oublier le reste. Il insiste sur la stérilisation des félins, car « il y a énormément de chats qui n’ont pas cette chance et leur stérilisation est primordiale pour limiter la prolifération des chats errants », rappelle-t-il.
Pour lui, chacun a un rôle à jouer : les mairies, les associations, les propriétaires de chats, mais aussi les personnes qui nourrissent des animaux errants sans les faire stériliser, alimentant ainsi une multiplication difficile à contenir.
Le vétérinaire glisse enfin un dernier mot à celles et ceux qui souhaitent adopter un chat : même sans un cas aussi lourd que celui de Bancale, accueillir un animal engage sur la durée, entre la nourriture, les vaccins, les antiparasitaires et la garde pendant les absences.
Pendant ce temps, dans le hall de la clinique de Marmande, la chatte à 3 pattes qui a frôlé la mort coule des journées bien tranquilles. Elle est chez elle, tout simplement !
Par Joséphine Voisart
Rédactrice Web