22 chats, 22 canards, 1 mouton et 1 chèvre : une association accueille 46 animaux après un appel à l'aide
Que faire lorsqu'un changement de situation ne laisse plus aucune place à ses 46 animaux ? Plutôt que de rester seul face à ce casse-tête, leur responsable a préféré demander de l'aide à la BC SPCA, en Colombie-Britannique, qui a récemment pris en charge ses 22 chats et chatons, ses 22 canards, son mouton ainsi que sa chèvre. Entre quarantaine, soins et premiers pas encore timides, cette grande famille à poils et à plumes entame un nouveau chapitre de sa vie.
Comme le rapporte la BC SPCA, tout est parti d'un changement dans la situation de leur propriétaire. Sans solution pour héberger sa petite troupe, ce dernier a frappé à la porte de l'association, qui a ensuite réparti les nouveaux venus entre plusieurs de ses centres de Colombie-Britannique, notamment Kamloops, Kelowna, South Okanagan/Similkameen et Surrey.
Dans le détail, le groupe réunit 22 chats et chatons, 22 canards, 1 mouton et 1 chèvre. Tous sont arrivés dans un état jugé relativement bon, mais ils resteront en quarantaine tant que les tests de santé ne seront pas terminés.

Un accueil qui se prépare en coulisses
À la BC SPCA, les animaux de ferme et ceux qui vivent en grands groupes relèvent de protocoles de biosécurité renforcés, avec un équipement de protection complet, un dépistage des maladies infectieuses et un suivi sanitaire rigoureux. L'association dispose par ailleurs de 3 granges consacrées aux soins des animaux de ferme, à Kelowna, Nanaimo et Surrey.
« Prendre soin de n'importe quel animal demande beaucoup de travail en coulisses, et les animaux de ferme ne font pas exception », explique Kahlee Demers, membre de l'organisation. « Ils exigent des connaissances spécialisées du personnel, différents types d'enrichissement et de soins, et des protocoles sanitaires stricts », poursuit-elle.
Avant l'arrivée des animaux de ferme, employés et bénévoles avaient réuni le matériel de protection et les fournitures, puis aménagé les enclos. Lors des examens d'admission, l'équipe a ensuite pris son temps, avançant avec douceur pour laisser à chacun l'espace dont il avait besoin pour se sentir à l'aise.
Côté félins, la vigilance reste de mise. 2 chats ont été testés positifs à la giardiose (infection causée par un parasite intestinal), si bien que l'ensemble des matous est isolé et reçoit un traitement par précaution.

2 chatons, assez menus pour tenir dans une main, affichent par ailleurs un poids insuffisant et bénéficient de soins vétérinaires ainsi que d'une surveillance rapprochée.
Pour les animaux de ferme, l'attente est généralement plus longue : un chien ou un chat patiente en moyenne 10 à 14 jours avant d'être adopté, contre 29 jours pour un animal de ferme. L'une des raisons de ce délai ? La difficulté à trouver des foyers capables de répondre à leurs besoins particuliers.

Premières caresses et premiers miaulements
Chaque pensionnaire traverse ce changement à sa manière : les uns se montrent hésitants et craintifs, les autres laissent déjà poindre un tempérament plus hardi et curieux. Beaucoup de chats, encore apeurés après tant de nouveautés, commencent néanmoins à s'approcher des soigneurs pour obtenir des caresses, et quelques-uns miaulent même pour réclamer de l'attention. Pour l'équipe, chacun de ces petits pas est un signe encourageant qu'ils recommencent à se sentir en sécurité.
Et les canards ? Eux aussi prennent leurs marques à leur rythme. Chez les canards de Barbarie, 2 d'entre eux semblent particulièrement liés : ils se blottissent l'un contre l'autre et se lissent mutuellement les plumes. Les canards Mignons, visiblement plus nerveux, cherchent plutôt le réconfort du nombre et se rassemblent en petits attroupements. Le mouton et la chèvre, enfin, se portent bien et restent collés l'un à l'autre le temps de s'habituer à leur nouvel environnement.

En quête de foyers pour la vie
Les animaux seront proposés à l'adoption dès qu'ils auront reçu leur feu vert médical. La BC SPCA, financée surtout par des dons, fait appel à la générosité du public pour couvrir les soins de ses 46 nouveaux pensionnaires.
« Nous espérons attirer l'attention sur ces petites bêtes pour qu'elles trouvent vite leur foyer pour la vie », conclut Kahlee Demers. Ces pensionnaires viennent déjà de vivre un grand changement depuis leur arrivée, souligne-t-elle, et l'équipe aimerait les voir installés dans un foyer dès que ce sera possible.
Par Joséphine Voisart
Rédactrice Web