Octobre Rose : les chiens pourraient inspirer aux chercheurs des « nez électroniques » de dépistage du cancer du sein
A l’occasion d’Octobre Rose, zoom sur les étonnantes capacités olfactives des chiens mettent en lumière une piste prometteuse pour améliorer la détection du cancer du sein. Les recherches menées dans le cadre du programme KDOG pourraient notamment ouvrir la voie à des « nez électroniques » capables de reproduire certaines de leurs performances.
Lorsqu'une maladie se développe, notre organisme produit des modifications chimiques extrêmement subtiles, appelées COV (composés organiques volatiles), dans l'haleine, la transpiration ou encore les urines que nous ne sommes pas en mesure de percevoir. Certains chiens, en revanche, ont la capacité de les repérer grâce à leur odorat bien plus puissant que le nôtre. Pour rappel, nos amis canins possèdent 200 millions de récepteurs olfactifs, alors que nous n'en avons que 5 à 6 millions.
Ces aptitudes naturelles font l'objet de recherches scientifiques depuis des années, en particulier en matière de détection précoce de certains cancers. C'est ainsi qu'en France, le programme KDOG consacré au cancer du sein est mené depuis 2016 à l'Institut Curie.

Des résultats prometteurs, mais encore insuffisants
Concrètement, la méthode évaluée dans le cadre dudit programme consiste pour les chiens spécialement entraînés à renifler des compresses portées par les participantes pendant 6 à 12 heures sur leur sein, et donc imprégnées de leur sueur.
Les résultats connus jusqu'ici sont prometteurs, mais laissent à penser que la technique ne peut pas se substituer à la mammographie, qui demeure le moyen de dépistage le plus fiable. Publiées en novembre 2025, les conclusions de l'étude clinique KDOG1, ayant vu la participation d'un Labrador appelé Nougaro et d'un Malinois nommé Owen, indiquaient que 80% des échantillons positifs avaient été identifiés par au moins l'un des 2 chiens. Et seulement 49% l'avaient été par les 2.
En 2025, moins d'une femme sur 2 (47,5%) de 50 à 74 ans avait participé au programme national de dépistage du cancer du sein, qui repose sur une mammographie tous les 2 ans. Il y a donc encore beaucoup à faire pour sensibiliser la population concernée.
Des chiens aux « nez électroniques »
Pour en revenir à la méthode de détection olfactive, les chercheurs s'emploient désormais à identifier les COV liés au cancer et flairés par les chiens. L'objectif pour eux serait de mettre au point des « nez électroniques » inspirés des capacités canines en la matière, et donc de développer des méthodes de dépistage plus performantes et moins invasives.
Des travaux qu'Agria Assurance pour Animaux a choisi de mettre en avant à l'occasion d'Octobre Rose, la campagne annuelle de sensibilisation au cancer du sein, visant à encourager le dépistage, la prévention et le soutien aux personnes touchées.
Agria entend ainsi mettre un coup de projecteur sur un aspect méconnu du lien homme / animal. A travers ces recherches, le monde animal devient ainsi un véritable terrain d’exploration pour les chercheurs, qui y trouvent de nouvelles pistes pour repousser les frontières de l’innovation et concevoir les solutions scientifiques futures.
Agria Assurance pour Animaux protège plus de 1,5 million d’animaux en Europe, sans limite d’âge, avec des assurances chiens et chats modulables selon leurs besoins et le budget de leurs propriétaires.
Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web
Féru de sport et amoureux des chiens depuis sa tendre enfance, Kheireddine est arrivé dans la rédaction web en 2008 un peu par hasard, porté par son amour des mots. Ayant grandi aux côtés d’un Boxer nommé Ulysse et partagé 12 belles années de sa vie avec Kalash, croisée Berger Allemand, il est plus que ravi d’écrire sur le merveilleux univers des animaux de compagnie.