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Des chiens errants ne mangent plus après la mort de leur bienfaiteur, sa petite-fille tente de prendre le relais

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À Kanpur, en Inde, une poignée de chiens errants a cessé de manger après la mort de l'homme qui leur apportait chaque matin de la nourriture. Le témoignage de la petite-fille du défunt, habitante de Toronto au Canada revenue pour les funérailles de son grand-père, a été relayé par The Dodo.

Illustration : "Des chiens errants ne mangent plus après la mort de leur bienfaiteur, sa petite-fille tente de prendre le relais"

Sur place, d'autres personnes avaient bien tenté de donner à manger aux chiens, sans y parvenir. « Ils voulaient les mêmes mains que celles qui les nourrissaient chaque jour », résume la jeune femme.

Le grand-père de Shefali Jain nourrissant les chiens errants

Ce lien, Shefali Jain l'avait observé en rendant visite à son grand-père, décédé à l'âge de 82 ans. Le rituel ne variait pas d'un matin à l'autre : il franchissait la porte, un sachet de nourriture fraîche à la main, pour nourrir les chiens errants  affamés du quartier. Sur Instagram, elle explique que les animaux reconnaissent le bruit du portail et accourent toujours vers lui.

www.instagram.com/reel/DeThEl6hWUe/

Ces canidés n'avaient pas bonne presse auprès d'une partie du voisinage, qui y voyait une gêne, voire des nuisibles. Son  « nana » (grand-père maternel, en hindi) voyait les choses autrement : il mettait tout en œuvre pour que les chiens soient bien traités. « Il les voit comme les âmes pures et innocentes qu'ils sont », décrit sa petite-fille. Les mêmes quelques chiens revenaient ainsi jour après jour devant sa porte et apportaient une note lumineuse à son quotidien ; d'après Shefali, il les attendait tout autant qu'ils l'attendaient.

www.instagram.com/reel/DeYc-LwhQiU/

« Le chagrin n'a pas besoin de mots »

Shefali a alors donné aux chiens une vieille chemise de son nana, pour qu'ils puissent sentir son odeur une dernière fois. Une fois le tissu reniflé, les animaux lui ont donné l'impression d'avoir saisi ce qui arrivait, raconte-t-elle. « Le chagrin n'a pas besoin de mots », poursuit la petite-fille, qui estime que les chiens ressentent chaque jour l'absence de son grand-père.

Restait la question de la nourriture. Shefali en a acheté pour eux, tout en craignant qu'ils la refusent comme ils avaient refusé celle des autres. À sa surprise, les chiens ont accepté ce qu'elle leur tendait. Selon elle, ils se souvenaient d'elle, puisqu'elle les avait déjà nourris aux côtés de son grand-père. « Ils m'ont fait confiance, comme ils lui faisaient confiance », dit-elle, comme si les animaux avaient vu en elle un prolongement de lui.

www.instagram.com/reel/DeZaWcUBsQR/

Depuis, Shefali nourrit régulièrement les chiens du quartier et s'occupe d'eux. À chaque repas distribué, elle dit sentir la présence de son nana. « Je savais qu'il était là », ajoute-t-elle, en décrivant un grand-père qui continuerait, à travers elle, de nourrir ces chiens.

www.instagram.com/reel/DebMGMABM9n/
Photo de Kheireddine Ayari

Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web

Féru de sport et amoureux des chiens depuis sa tendre enfance, Kheireddine est arrivé dans la rédaction web en 2008 un peu par hasard, porté par son amour des mots. Ayant grandi aux côtés d’un Boxer nommé Ulysse et partagé 12 belles années de sa vie avec Kalash, croisée Berger Allemand, il est plus que ravi d’écrire sur le merveilleux univers des animaux de compagnie.

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