« C'était comme un déluge […] » : le personnel évacue 15 chiens de leur refuge envahi par l'eau
Pendant la tempête Austen, l'eau et la boue ont envahi les chenils de Greyhound Gap, une association de sauvetage canin installée près de Kidsgrove, dans le nord du Staffordshire (Angleterre). Le vendredi 23 octobre, 15 des quelque 50 chiens hébergés ont dû être évacués vers d'autres chenils, et le refuge s'est depuis lancé dans un grand nettoyage qui se poursuivait le dimanche 25 octobre.
Première tempête baptisée de la saison, Austen a transformé les bâtiments de l'association en bourbier, relatait la BBC. Dans une partie de l'Angleterre et du pays de Galles, cet épisode a privé des milliers de foyers d'électricité, abattu des arbres et perturbé les transports.
« Comme un déluge »
Sarah Partridge, directrice adjointe de Greyhound Gap, décrit une arrivée d'eau soudaine venue du champ voisin. « C'était comme un déluge tombé du champ derrière nous : de la boue et de l'eau », raconte-t-elle.

Les photos diffusées par l'association, qui recueille principalement des Greyhounds et des Lurchers (croisés Lévriers) en détresse, montrent l'allée qui longe les cages métalliques entièrement recouverte d'une eau brune où flottent des paquets de terre. L'eau est entrée jusque dans les cages.
Face à l'urgence, l'équipe s'est organisée comme elle a pu pour mettre les pensionnaires à l'abri. « Le personnel a été fantastique : il a attrapé les chiens, les a mis dans des véhicules, les a installés dans des chenils libres du mieux possible, mais nous n'arrivions pas à évacuer l'eau, c'était terrifiant sur le moment », confie Sarah Partridge. Pour les chiens partis du refuge inondé, des places ont été proposées par des pensions locales, des vétérinaires et des associations de tout le pays, que la fondatrice, Lisa Cartwright, a tenu à remercier.
Appel à la solidarité pour remettre le refuge en état
L'association a lancé un appel aux dons d'argent et de nourriture, et recherche des artisans du secteur capables de l'aider pour les réparations. Rachel Bridge, bénévole, rappelle que la hausse du coût de la vie touche déjà tout le monde et que le refuge doit en plus régler le vétérinaire, l'électricité et le gaz, de l'argent qu'il faut bien trouver quelque part pour poursuivre le travail. Elle n'exclut pas de revivre pareil épisode : « Vu l'état de l'environnement en ce moment, il est probable que de grosses tempêtes comme celle-ci se reproduisent », prévient-elle.
Lisa Cartwright détaille de son côté les dépenses à venir. Le refuge aborde, selon elle, ses mois les plus difficiles sur le plan financier : dès que le chauffage tourne dans les chenils, l'électricité représente près de 2 000 £ (près de 2 400 €) chaque mois, auxquelles peuvent s'ajouter jusqu'à 8 000 £ (9 500 € environ) de frais vétérinaires. D'où son insistance pour que les dons au fonds général se poursuivent.
« Tout le monde est en sécurité »
Dimanche matin, la fondatrice a toutefois donné des nouvelles rassurantes des pensionnaires sur les réseaux sociaux. « Pour l'instant tout le monde est en sécurité, les chiens sont au chaud et au sec, et nous espérons ramener chez nous ceux qui ont été déplacés dans les prochains jours », a-t-elle écrit.

Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web