Après la rue, ce chat aux pattes en moufles trouve un foyer d'accueil et une couverture douce à pétrir
Dans le sud du New Jersey, aux États-Unis, les bénévoles du Community Cat Club avaient préparé leur matériel pour capturer une chatte sauvage et sa portée. Sur le terrain, un gros matou tigré rôdait non loin d'eux, avec l'allure d'un chat de rue qui ne demande rien à personne. Les apparences, pourtant, allaient se révéler trompeuses...
L'intervention, relayée par Love Meow, relevait d'une méthode qui consiste à capturer, stériliser puis relâcher les chats libres sur leur territoire. À la tête de l'association, Sara Sharp a remarqué un mâle imposant qui tournait autour du site et s'est dit qu'il devait surveiller les lieux ainsi que les félins qui y vivaient. Avec sa carrure, il avait tout du gros tigré que l'on croit trop habitué au dehors pour attendre quoi que ce soit d'un humain.
Pendant que la présidente s'affairait, le matou s'est pourtant approché de plus en plus près, jusqu'à se laisser caresser, à sa grande surprise.
Dès ces premiers contacts, Sara a compris qu'il n'était pas question de le remettre dehors : ce chat-là méritait un endroit chaud et sûr où se poser. Personne ne sait combien de temps il avait vécu à la rue, ni à quoi ressemblaient ses journées avant cette rencontre à la lisière du site.

« Il ne lui a fallu qu'une semaine pour s'acclimater »
Avant de lui offrir un foyer, le refuge l'a gardé à l'écart quelque temps, en quarantaine, afin de contrôler sa santé. Cette étape franchie, le chat tigré a emménagé chez Erika, une bénévole du Community Cat Club, qui lui a trouvé un nom : Sirloin. Première leçon pour un nouveau chat d'intérieur, la litière : il en a saisi l'usage presque aussitôt et se montre aujourd'hui propre à 100 %.
« Il ne lui a fallu qu'une semaine pour s'acclimater complètement ici », confie Erika, qui le décrit comme un chat très sûr de lui.
Sirloin réservait une autre surprise : il est polydactyle, c'est-à-dire qu'un doigt de plus orne chacune de ses pattes, ce qui leur donne de petits airs de moufles. Connue surtout chez le Maine Coon et le Pixie-Bob, cette particularité tient à une mutation génétique qui ajoute un doigt, parfois davantage, sur une ou plusieurs pattes.

Un chaton dans un corps d'adulte
Adulte, il n'en joue pas moins comme un tout jeune chat : il bondit, enchaîne les culbutes et paraît parfois oublier son gabarit lorsqu'il traverse la maison en trombe. Son passe-temps préféré ? Pétrir une couverture douce avec ses pattes.
Ce qui a le plus marqué sa famille d'accueil, c'est son envie d'être près des gens. Il suit Erika de pièce en pièce, se dresse sur ses pattes arrière et tend les pattes avant vers elle pour réclamer d'être porté ; une fois dans ses bras, il se détend.
Le reste du temps, il mange avec un bel appétit, le museau au fond de sa gamelle, s'étire de tout son long sur les couchages moelleux et quémande des câlins à tous ceux qu'il croise.
L'équipe était venue pour une chatte et ses petits ; elle est repartie avec un gros félin tigré tout en douceur, qui n'attendait visiblement qu'un regard posé sur lui !
Par Joséphine Voisart
Rédactrice Web