Un chat enfermé dans un sac ficelé finit dans une benne, puis un bruit alerte les employés
À Bingham, dans l'État du Maine (États-Unis), c'est la municipalité elle-même qui a rendu l'affaire publique un dimanche matin, comme le rapportait WMTW : un chat avait été enfermé dans un sac plastique ficelé, puis jeté dans une benne de la station de transfert de la ville.
Qui a commis ce geste ignoble ? La municipalité l'ignore, et personne n'a été identifié. Les responsables n'en ont pas moins condamné l'acte, tout en rappelant que des solutions existent pour qui ne peut plus s'occuper d'un animal.
Ce sont les employés du site qui ont permis d'éviter le drame. Un bruit a attiré leur attention, selon la ville, et le félin a pu être tiré du sac sans être blessé.
Le dimanche matin, lorsque la commune a révélé l'affaire, le rescapé se trouvait entre les mains de l'agent municipal chargé du contrôle animalier, et il semblait aller bien, selon les responsables. La date exacte à laquelle le sac a été jeté n'a en revanche pas été précisée.

Un message sans détour aux auteurs du geste
Au-delà de l'annonce du sauvetage, la ville a tenu à prendre position dans son message. « Il n'y a absolument aucune excuse à la cruauté envers les animaux », ont écrit les responsables, tout en reconnaissant que certaines personnes se trouvent face à des choix difficiles, parfois sous le poids de difficultés financières.
Elle s'est ensuite adressée directement à celui ou à ceux qui ont jugé acceptable d'attacher un chat dans un sac plastique avant de le jeter dans une benne de la station de transfert. « La décence humaine et la compassion élémentaire auraient dû vous guider vers un tout autre choix », leur a-t-elle écrit, pointant leur manque de décence et de compassion.
« Nous continuerons de veiller sur ceux qui ne peuvent pas parler pour eux-mêmes »
La municipalité a également insisté sur un point : des ressources sûres, légales et respectueuses de l'animal existent dans la communauté même, à la disposition de quiconque ne peut ou ne veut plus prendre soin d'un compagnon. Un refuge local, l'agent de contrôle animalier, la mairie ou encore la police peuvent ainsi être contactés par les personnes dans cette situation.
Les responsables ont enfin demandé que le bon choix soit fait la prochaine fois, avant de conclure par un engagement. « Notre communauté vaut mieux que cela, et nous continuerons de veiller sur ceux qui ne peuvent pas parler pour eux-mêmes », ont-ils affirmé. Quant au chat, la ville le décrivait ce dimanche matin-là comme confié aux soins de l'agent municipal.
Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web