La science a mis au point un test officiel pour mesurer le degré de « psychopathie » de votre chat

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Votre chat vous fixe parfois comme s’il préparait quelque chose ? Il pourrait bien avoir quelques traits de « psychopathe »… selon la science, du moins ! Des chercheurs britanniques ont développé l’échelle CAT-Tri+, un questionnaire destiné à étudier certains traits de personnalité féline. De quoi regarder votre petit compagnon d’un nouvel œil !

Illustration : "La science a mis au point un test officiel pour mesurer le degré de « psychopathie » de votre chat"

On adore nos chats, mais avouons-le : entre leurs sautes d’humeur, leurs folies soudaines et leurs câlins imprévisibles, ils nous laissent parfois perplexes. Et si tout cela cachait un petit côté « psychopathe » ? C’est justement la question que se sont posée des chercheurs de l’Université de Liverpool, qui ont conçu un questionnaire pour évaluer certains traits de personnalité de nos félins.

Votre chat est-il un petit « psychopathe » ?

Pour savoir si nos compagnons à moustaches ont vraiment un côté « psychopathe », ces chercheurs ont commencé par reccueillir les témoignages de plus de 2 000 propriétaires, avant de comparer ces résultats aux comportements observés chez 30 chats.

À partir de là, ils ont pu mettre au point l’échelle CAT-Tri+, un questionnaire de 46 questions disponible en ligne destiné à évaluer certains traits de personnalité chez les félins. Le principe est simple : le propriétaire doit indiquer, sur une échelle de 1 à 5, à quel point chaque affirmation correspond à son chat, de « pas du tout » à « extrêmement bien ». Les questions portent par exemple sur la tendance du chat à explorer des endroits dangereux, à ne pas respecter les règles de la maison, à se montrer agressif envers d’autres chats ou encore à ne pas apprécier les caresses. Les réponses sont ensuite réparties en 5 grandes dimensions :

  • L’audace, qui correspond notamment à une faible peur et à une forte résistance au stress ;
  • La désinhibition, associée à un faible contrôle des impulsions et à des comportements incontrôlés ;
  • La méchanceté, qui renvoie à des comportements agressifs ou insensibles ;
  • L’aversion envers les autres animaux, qui concerne l’hostilité envers les congénères ou les autres animaux du foyer ;
  • L’aversion envers les humains, qui se manifeste par de l’agressivité, de l’irritation ou de l’évitement envers les personnes.

Pour chaque dimension, les chercheurs ont ensuite calculé une moyenne à partir des réponses correspondantes, ainsi qu’un score global reflètant le degré de "psychopathie" de l'animal.

Attention, si votre matou coche quelques cases, pas de panique : le terme de « psychopathie animale » est ici à prendre avec du recul. Les scientifiques ne disent évidemment pas que les chats souffrent du même trouble de la personnalité que les humains. Ils ont juste utilisé un modèle inspiré de la psychologie humaine pour décrypter certains traits de caractère de nos compagnons à moustaches.

Et si son côté « psychopathe » était utile ?

Cette expérience, dont le protocole est détaillé dans la revue Journal of Research in Personality*, a notamment montré que ces fameux « traits de psychopathe » pourraient en réalité être des héritages comportementaux des ancêtres sauvages de nos petits compagnons. C’est ce que suggère la psychologie évolutive : l’audace, par exemple, pouvait aider les chats à explorer leur environnement, à prendre des risques pour chasser ou à défendre leur territoire, tandis que la désinhibition pouvait favoriser des réactions rapides face au danger. Un score élevé ne signifie donc pas qu’un chat est « mauvais » ou dangereux : il peut simplement avoir conservé des comportements autrefois utiles à sa survie.

En revanche, certains traits, comme une forte audace ou une grande méchanceté, peuvent compliquer la relation du minou avec ses maîtres, tandis que la désinhibition peut parfois être associée à un attachement plus fort.

Mieux comprendre ces caractéristiques pourrait ainsi contribuer au bien-être animal, en aidant les propriétaires à adapter leur environnement et leurs attentes, et à limiter les situations pouvant conduire à l’abandon ou à l’euthanasie pour des raisons comportementales.

* R. Evans et al., « A domestic cat (Felis silvestris catus) model of triarchic psychopathy factors: Development and initial validation of the CAT-Tri+ questionnaire”, Journal of Research in Personality, December 2021, Volume 95, 104161.

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