2 juments abandonnées lors de processions de mariage sont secourues grâce à l’alerte de passants
Ce sont des passants qui ont signalé la présence des juments, dans 2 villes d'Inde, et ont permis aux animaux de s’en sortir, dans un climat de colère générale contre les propriétaires maltraitants. Dans un état physique et psychologique plus que précaire, les juments sont entre de bonnes mains, mais ont un long chemin à parcourir pour atteindre l’apaisement.
C’est lors de processions de mariage, le même jour, que 2 juments ont été retrouvées, dans 2 villes indiennes, en marge de la fête. Épuisés, blessés, racontait Times of India, les animaux ont été abandonnés car ils ne pouvaient plus poursuivre les festivités.

Des témoins également sauveurs
À Delhi, c’est Mayur Vihar qui a signalé le cas d’une jument, et Kamla Nagar, à Ghaziabad, qui a attiré l’attention sur un autre équidé en difficulté. Les 2 habitants sont entrés en contact avec des associations de protection des animaux, pour assurer la suite du sauvetage.
Les témoins ont assisté à des scènes d’une rare violence. Les propriétaires de juments ont laissé leurs animaux « qui se sont effondrés dans la rue », pour poursuivre la procession. Ne se préoccupant pas de la santé des chevaux, ils sont partis, trouvant d’autres animaux pour remplacer les premiers.
Un peu plus tard, Mayur a constaté que le propriétaire ne reviendrait jamais. Quant à Kamla, il a pu observer le retour du propriétaire, qui souhaitait récupérer son animal, sans s’inquiéter de son état de santé. Un acteur du monde associatif confiait un peu après : « Les gens l’ont exhorté d’emmener l’animal à l’hôpital, mais il n’a pas pris la peine ».

Une colère qui se propage
Après les signalements, People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) Inde, et Kannan Animal Welfare (KAW) sont intervenues pour faire connaître ces drames ayant eu lieu quasiment simultanément.
La première jument a pu être accueillie dans un sanctuaire après avoir reçu des soins importants. La deuxième jument, qui a patienté plus de 12 heures dans la rue a été prise en charge. Son cas était critique, avec un « diagnostic de laminite (affection des sabots) », ainsi que des « tendons gonflés et des blessures sur le dos ». Elle a également été transférée dans un sanctuaire.
Les associations pour le bien-être animal rappellent le danger de ces mauvais traitements, qui entraînent des « conditions douloureuses et irréversibles ».
Par Perrine Dubreuil
Rédactrice web
Ayant grandi entourée d'animaux, Perrine a passé son enfance avec des chats, des chiens et des oiseaux. Après des études en lettres et en arts, elle s'est dirigée logiquement vers la rédaction. Elle prend aujourd'hui un réel plaisir à partager les récits captivants de nos compagnons à quatre pattes sur Woopets.