Dans la Vienne, 38 chats évacués d’un corps de ferme insalubre vivaient aux côtés d’une septuagénaire dépassée par la situation

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Gendarmes et sauveteurs sont intervenus dans cette ferme près de Châtellerault pour secourir 38 chats enfermés dans des cages et souffrant de la chaleur. D’abord réticente, la propriétaire en situation de détresse psychologique a ensuite coopéré. L’Assistance et secours aux animaux (ASA), intervenant dans ce secteur, a assuré la prise en soins de ces félins négligés durant un temps long.

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« On est clairement sur de la maltraitance animale », exprime Helen Chastenet, à la tête de l’association l’ASA active sur le terrain. En effet, la situation désastreuse des 38 chats laissait imaginer le haut degré de négligence auquel ils ont été confrontés.

« Non pucés, non vaccinés et non tatoués », les chats s’apprêtent à vivre un parcours de soin long visant à leur offrir la possibilité d’une nouvelle vie.

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La Nouvelle République

« Des cages à 3 endroits de la propriété »

Enfermés dans des cages, les chats répartis dans plusieurs bâtiments de corps de ferme en piteux état ont également beaucoup souffert de la chaleur durant cet été. Helen Chastenet est revenue précisément sur le sauvetage auprès de nos confrères de La Nouvelle République en détaillant : « On a découvert des chats dans des cages à 3 endroits de la propriété : 10 dans la grange qui suffoquaient malgré 3 ventilateurs tournant dans le vide, 14 dans la cuisine dans des cages à chats de transport et 14 dans la chambre de la propriétaire dans des vieux clapiers à lapins en bois ».

La suite de la description de la propriété fait froid dans le dos, la directrice insiste sur l’insalubrité du lieu et la détresse de la propriétaire : « seule une énorme télé écran plat tranche avec le reste, où elle regarde l’émission Animaux à adopter », ajoute-t-elle.

« C’était un déchirement pour elle »

Lors de la première rencontre avec les gendarmes, la propriétaire attristée se trouvait dans un certain déni. Vivant seule, elle n’a visiblement personne sur qui compter et aucun regard extérieur sur sa situation. Lors de la saisie de ses animaux, elle a finalement accepté d’aider l’association, notamment en fournissant les noms des animaux.

Si l’ensemble des chats a été emmené, aucune solution n’a été proposée à la propriétaire dans un état psychologique très préoccupant. « Il lui faudrait un suivi », souligne la directrice de l’ASA qui ajoute qu’elle est également visée par une plainte pour maltraitance et négligence animale.

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