« Elle ne connaît pas la douceur », sauvée de l’enfer, une petite chienne de 3 mois va devoir réapprendre à faire confiance
Poé n’a que quelques mois, mais elle connaît déjà trop bien la peur. Par bonheur, son histoire vient de prendre un heureux tournant. Sauvée grâce à l’alerte de voisins et à l’intervention des gendarmes, la petite chienne découvre désormais une chose toute nouvelle pour elle : une main qui veut simplement la caresser et la réconforter.
Derrière les portes closes, la maltraitance animale peut parfois rester invisible pendant des semaines, voire des mois. Cris, blessures, négligences ou violences répétées : certains animaux vivent un véritable enfer sans que personne n’ose intervenir. Pourtant, il suffit parfois d’un signalement et de quelques personnes déterminées pour changer le cours d’une histoire. Celle de Poé en est un bon exemple.
"Un chiot brisé" sauvé in extremis
Poé n’a que 2 ou 3 mois, mais elle a déjà connu l’horreur. Après un signalement faisant état de violences répétées contre ce chiot, l’association réunionnaise APEBA - Association pour l'Éducation à la Bienveillance Animale s’est heureusement mobilisée sans attendre, avec l’aide de la gendarmerie de Saint-Joseph (974), pour lui porter secours.

© APEBA / Facebook
Le signalement décrivait une situation particulièrement inquiétante : « un chiot que tout l’immeuble entendait hurler de douleur le soir », ainsi que « des menaces permanentes contre ce bébé ».
L’intervention s’est déroulée dans un contexte particulièrement tendu, les gendarmes devant sécuriser les lieux avant de pouvoir extraire la petite chienne.

© APEBA / Facebook
À leur arrivée, les sauveteurs ont découvert « un chiot brisé », qui continuaient d’être victime de violences sous leurs yeux. Comme ils le confient tristement dans un post Facebook, Poé « ne connaît pas la douceur » : au moindre mouvement, elle se jette au sol, le corps recroquevillé, en couinant de peur, tandis qu’une simple main levée suffit à la terroriser. Une réaction déchirante pour un si jeune animal...
Désormais en sécurité dans une famille d’accueil, elle va pouvoir découvrir, doucement, qu’une main peut aussi rassurer et aimer. Et les premiers progrès sont déjà là : après seulement quelques heures, Poé a accepté une caresse !

© APEBA / Facebook
Le fléau de la maltraitance
L’histoire de Poé en rappelle malheureusement beaucoup d’autres. Comme l’explique l’association APEBA : « Derrière des portes fermées, loin des regards, des animaux souffrent chaque jour. Certains auront, comme Poé, la chance qu'un voisin appelle. Beaucoup d'autres ne seront jamais signalés. Et pour certains, nous arriverons malheureusement trop tard. »
Elle rappelle aussi que lorsqu’un animal est victime de maltraitance, il ne faut pas considérer les faits comme une « affaire privée ». En effet, les actes de cruauté sont interdits par la loi et doivent être signalés.
La petite Poé va désormais avoir besoin de temps, de soins et de beaucoup de douceur pour se reconstruire, avec l’espoir qu’elle puisse un jour connaître une vraie vie de chien. Ses anges gardiens recherchent d’ailleurs des marraines et des parrains pour contribuer à ses frais de prise en charge et suivre son évolution jusqu’à son adoption.
Par Ludivine Beaurin
Rédactrice web
Historienne reconvertie dans la rédaction web, Ludivine a toujours adoré l’écriture et les animaux. Maîtresse de 6 adorables chats, elle trouve beaucoup d’inspiration dans les facéties de ses boules de poils.
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