Une vingtaine de chats et 5 chiens découverts dénutris dans une maison des Alpes-Maritimes
Prévenus par des connaissances de la propriétaire, les membres de l'association Les Papattes villeneuvoises sont entrés dans une maison de Coaraze (Alpes-Maritimes) et y ont trouvé, d'après leur présidente Marie Pelou, une vingtaine de chats et 5 chiens dénutris et déshydratés, rapportait France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. 3 associations ont ensuite porté plainte le 1er octobre ; les animaux ont été envoyés en fourrière puis à la SPA de Nice, et une enquête est ouverte.
Depuis quelques jours, Marie Pelou alertait au sujet de ce qu'elle appelait une « maison de l'horreur ». Alertés par des connaissances de la propriétaire, les membres de son association avaient pu entrer dans le logement et constater la situation : d'après la présidente, les animaux étaient dénutris, déshydratés, certains avaient la peau sur les os, et le logement était sale.
« Certains étaient en train de mourir, d'autres déjà morts. Dans le jardin, il y a un charnier de chevaux, de hamsters, de chiens morts. »
Toujours selon elle, la propriétaire ne serait venue les nourrir qu'une fois tous les 10 à 15 jours, dans une maison dont ils n'avaient pas pu sortir depuis un moment. La présidente a ajouté : « On se demande comment les animaux ne se sont pas mangés entre eux. »

Une plainte le 1er octobre, puis la fourrière
Le 1er octobre, les associations Pour le bonheur des loulous, Les Papattes villeneuvoises et Coups de cœur coups de pattes 06 ont porté plainte, dans l'espoir de récupérer les animaux et de les faire soigner au plus vite. Ces derniers ont finalement été envoyés en fourrière, puis vers la SPA de Nice, où les 5 chiens ont été conduits.

Marie Pelou a dit ne pas comprendre cette décision, son association disposant selon elle des capacités d'accueil nécessaires et ayant déjà prévu des soins vétérinaires.
« J'aimerais comprendre le dysfonctionnement qu'il y a eu. Nous avons les capacités d'accueil, nous avions les moyens de les prendre. »
« Peu importe qui les prend, mais il faut des soins », a-t-elle insisté, demandant aussi que les animaux ne restent pas en box et se disant prête à payer pour les récupérer et les conduire chez le vétérinaire.
Le sort incertain des chats restants
D'après elle, tous n'avaient toutefois pas quitté les lieux : une dizaine de chats se trouvaient encore dans la maison, sans qu'il soit possible de connaître leurs conditions de vie. « On n'en dort pas de savoir qu'ils sont encore là-bas », a-t-elle confié.
Contacté, le maire de Coaraze, Fabien Guglielmino, a livré le 12 octobre une version différente : « une autre association a été désignée par le procureur pour récupérer les chats, normalement cela a été fait ». L'élu a évoqué une communication difficile avec la propriétaire, qui faisait pourtant partie d'une association de protection des animaux. Sollicité à son tour, le procureur de la République n'a pas répondu.

Une enquête confiée à la gendarmerie
« Cette maltraitance n'est pas admissible », a poursuivi le maire, qui a assuré que la commune avait mobilisé tous les moyens nécessaires dès l'alerte donnée par une proche de la femme mise en cause. Une enquête est ouverte et la gendarmerie de Conte doit désormais faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à une telle situation.
L'élu a aussi reconnu se sentir un peu démuni face à ce genre d'affaires : derrière la porte des gens, a-t-il dit, on ne sait pas ce qui se passe, et même les voisins n'avaient rien remarqué.
Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web