Ce Berger d'Anatolie fugue sans que sa famille sache où il va, puis un voisin livre un dossier de 5 pages
Bear, un Berger d'Anatolie de 3 ans, a récemment pris l'habitude de sauter la clôture du terrain familial pour disparaître, sans que Whit Howe, son adoptante, ait la moindre idée de sa destination. Le mystère a été levé le jour où un voisin a déposé un dossier de 5 pages, photos à l'appui, consacré aux faits et gestes du chien dans le quartier.
Chez Whit Howe et son mari, Bear a une mission bien précise en plus d'être un membre de la famille à part entière : veiller sur les canards et les poules de leur grande propriété clôturée. Mais de temps en temps, ce Berger d'Anatolie quittait son poste, franchissait la clôture et rentrait quand bon lui semblait.
Où allait-il ? Son adoptante l'ignorait complètement. Dans le voisinage, en revanche, le colosse à 4 pattes s'était déjà taillé une réputation de grand vadrouilleur turbulent et attachant, rapporte The Dodo.
Le couple envisageait déjà de renforcer la clôture quand le fameux rapport est arrivé, dévoilant une double vie et des escapades insoupçonnées. La surprise a été complète. « Il pense apparemment que tout le quartier lui appartient », confie Whit.

De nombreuses photos à l'appui
La première page du dossier montre Bear marchant tranquillement le long d'une route voisine. Apparemment, il lui arrivait même de s'y coucher et de ne manifester aucune envie de bouger quand les voisins passaient en voiture. Tous ont pu le contourner sans encombre, mais cette présence sur la chaussée avait de quoi inquiéter.

Page suivante, changement de décor. Le toutou avait suivi son voisin jusqu'à l'église du coin, puis déambulait sur le parking pendant qu'un événement s'y tenait.
Le document le reconnaissait volontiers : voir Bear renifler le sol pour faire ses besoins devant tout le monde avait quelque chose de drôle… et de franchement gênant.

Chasseur de coyote et pilleur de poubelles
Des images de caméra de surveillance montraient ensuite Bear dans le jardin du voisin à 2 h du matin, occupé à éloigner un coyote un peu trop curieux. Ses aboiements ont certes semé une belle agitation en pleine nuit, mais Whit s'est finalement réjouie de voir son chien protéger ce jardin comme il protège le sien.
« C'est exactement ce qu'il est censé faire ! », lance-t-elle, avant de reconnaître que Bear n'a pas tout à fait saisi où s'arrête son territoire.

Le voisin avait gardé le pire pour la fin : des clichés de Bear la tête sous le couvercle de la benne à ordures, en quête de quelque chose à grignoter. Celle-ci était heureusement presque vide, ce qui n'a pas empêché Whit et son mari de tomber des nues. « Ce sont sans doute les fouilles dans la benne qui m'ont le plus choquée », avoue-t-elle.
Le rapport se refermait toutefois sur une note tendre : le voisin aime Bear, mais espère le croiser un peu moins souvent sans surveillance. Un souhait que ses proches partagent entièrement, au point d'avoir déjà revu leur organisation. « Depuis que nous avons reçu le rapport, nous laissons davantage nos poules se promener sur la propriété, ce qui semble l'aider à rester occupé et concentré sur son vrai travail », explique Whit.

Le couple s'emploie aussi à renforcer la clôture autant que possible, même si le toutou trouve encore, de temps à autre, le moyen de filer. Dès qu'ils s'en aperçoivent, ses adoptants se précipitent pour le ramener, car ils tiennent avant tout à le savoir en sécurité sur leur terrain.
Quiconque vit avec un Berger d'Anatolie sait à quel point ces chiens peuvent se montrer déterminés, rappelle Whit. Lui, en revanche, ne semble pas pressé. « Dans sa tête, il ne s'échappe pas, il patrouille. Il a des coyotes à chasser, des voisins à surveiller et apparemment des bennes à inspecter », sourit sa maîtresse, qui le voit rentrer comme si de rien n'était, sans l'ombre d'une culpabilité... Et même, à son avis, plutôt fier de lui. Ses humains, eux, beaucoup moins !
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Par Joséphine Voisart
Rédactrice Web