Ardennes : visé par un tir de calibre 22, le chien Tino est retrouvé vivant après près de 3 heures de recherches
Dimanche 4 octobre 2026, dans un bois des Ardennes, 3 pêcheurs ont assisté à une scène déchirante : ils ont vu un homme arriver avec un chien, avant qu'une détonation ne retentisse... Alertés par ces témoins, les gendarmes ont alors passé près de 3 heures à ratisser le secteur pour retrouver l'animal, Tino, vivant mais blessé. Une plaque d'immatriculation relevée sur place allait ensuite peser lourd dans la suite de l'histoire…
Ce dimanche-là, dans le bois d'une commune des Ardennes qui n'a pas été identifiée, les 3 témoins ont d'abord vu un individu arriver en compagnie d'un chien, puis le coup de feu a claqué. Ils ont ensuite aperçu l'homme quitter précipitamment les lieux et grimper dans un 4X4 rouge, au volant duquel se trouvait une femme. La plaque a été relevée, et les pêcheurs ont appelé la gendarmerie de Vouziers. Une intervention dont la Gendarmerie des Ardennes a longuement dressé le récit sur sa page Facebook, relayé par France 3 Grand Est.
Près de 3 heures à ratisser le bois
Les militaires ont fouillé le secteur pendant près de 3 heures, épaulés par les pompiers du Sdis, venus de Charleville-Mézières avec une unité spécialisée dans la capture d'animaux domestiques et sauvages, serpents compris. Un concours présenté comme indispensable à l'issue heureuse de ces recherches : « Le chien finit par être retrouvé, vivant, mais blessé et particulièrement apeuré. », racontent les militaires.
Le toutou avait donc survécu à un tir à bout portant en pleine forêt, mais pas sans blessures : il était touché au front, et un vétérinaire vouzinois a extrait une munition de calibre 22 du côté droit de son cou.

Le rescapé, prénommé Tino, a ensuite été accueilli par la Ligue dans l'intérêt de la société et l'animal (Lisa), qui a pris le relais après l'intervention des secours.
Une plaque qui mène à un couple
Les témoignages des pêcheurs et le numéro d'immatriculation ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à un couple, si bien que le mercredi 7 octobre, les gendarmes de Vouziers et de Rethel ont interpellé l'homme et la femme que les témoins avaient décrits.
« Au cours de leurs auditions, les 2 mis en cause reconnaissent les faits. Ils expliquent leur geste par le comportement du chien, qui se serait montré agressif envers leur fils âgé d’un an. »
Une explication avancée par le couple lui-même, et que rien d'autre ne vient établir.
Sursis et interdiction de détenir un animal
Le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières a condamné l'homme à 6 mois de prison avec sursis, assortis d'une interdiction de détenir un animal. Par ailleurs, 2 autres chiens lui ont été confisqués et recueillis, eux aussi, par la Lisa, à laquelle il devra verser 500 euros de dommages et intérêts ainsi que divers frais vétérinaires.
Sa compagne a écopé de moitié moins, soit 3 mois de prison avec sursis, et elle ne pourra plus posséder d'animal non plus, une mesure présentée comme définitive.
Tino et les 2 autres chiens confisqués se portent bien auprès de l'association, qui veille désormais sur eux. Il ne leur reste plus qu'à trouver, le plus vite possible, une famille pour de bon !
Par Ludivine Beaurin
Rédactrice web